‹ L'EnferChapitre 8 sur 116 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

est singulier de la rencontrer dans Garnier, qui ne l’a certainement pas prise à l’Iliade, le moyen âge ne connaissant les poémes homériques que très-indirectement.

Garnier conseille au roi Henri de ne pas se fier à ces prélats qui désertent la cause de l'Église pour s’attacher à celle de la royauté.

Reis, purpense tei mieuz ; ne te creire al cunseil. Mult sunt faus li prelat que tu as pris al breil ; Plus sunt fuiant del ros, quant il est en tueil ; Quant trichent lur seignur, poi te serunt feeil ; Ne te creire à la nuit, dune tei al soleil (p. 44).

Ces prélats que le roi a pris au piége, sont plus fuyants que les roseaux en tuyau ou tige. Garnier revient ailleurs sur cette comparaison, ‘ quand il dit qu'ils n’osent pas plus attendre que le roseau le souffle du vent :

Mais n’osent la bufée plus que li ros atendre (p. 99).

C'est avec une grande énergie que le roi Henri exprime ses griefs contre Thomas, qu'il avait comblé de biens comme son chancelier, et qui, comme archevêque, se tournait contre lui.

Uns buem, fet lur li reis, ki a mun pain mangié,

Qui à ma curt vint povres, et mult l'ai esalcié,

Pur mei ferir as denz a sun talun drescié.

Trestut mon lignage a et mun regne avilié; Li duels m’en vait al cuer; nuls ne m'en a vengié (p.175).

On ne peut mieux rendre l’héroique résolution

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