‹ L'EnferChapitre 77 sur 116 · En un lieu: voy. En. II · texte numérisé non relu

En un lieu: voy. En. II

116. Michieus Scot: Michel Scot, fameux médecin et 25 trologue à la cour de Frédéric II.

118. Voi Gui Bonatte: Guido Bonatti, de Forlì, astrologue, vécut dans le x siècle. — Asdent : Asdente, c0rdonnier de Parme, qui se fit devin,

Et il dona o Calchas le moment Por departir d’Aulide au premier vent; Eut Eurypyle à nom, com te l’aprent Ma Tragedie as haus vers en un lieu, 114 Bien le sais tu, qui la sais pleinement.

Cil autre là qui par flans est si peu, Fu Michieus Scot, cil qui veraiement Des ars magiques et fraudes sut le jeu.

Voi Gui Bonatte, et voi aussi Asdent, Qui vorroit or avoir en mains tenus 120 Cuir et ligneul, mais à tart se repent.

Les desfaées voi qui aiguilles jus Et fusel misrent, por se faire devines O males herbes et images là sus.

Mais vien ormais; car jà tient les termines Des hemispheres andeus et toche l’onde 126 En sous Seville Caïn o ses espines.

Et jà hier soir fu la lune reonde; Tu l’as eùe secourable par fois, Il t'en souvient, par la selve parfonde. »

130 Si me parloit, et alions demanois.

126. Caïn o ses espines : la lune. Suivant l'opinion vulgaire en Italie, les taches de cet astre représentaient la face de Caïn, et sa lumière une touffe d’épines enflammées.— En sous Seville : le confin des deux hémisphères, à savoir du purgatoire et de Jérusalem, est à l'extrémité du monde connu des anciens, c'est-à-dire à l'extrémité occidentale de la péninsule espagnole, deux degrés au delà de Séville.

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HUITIÈME CERCLE ; CINQUIÈME BOUGE : LES BARATIERS ; UN MAGIS- TRAT DE LUQUE ; BRIGADE DE DÉMONS AVEC LEURS NOMS ; INCON- GRUITÉ.

Ce chant mérite peu de louanges. On voit sans intérêt l'auteur faire effort pour trouver des noms plus bizarres les uns que les autres aux démons qui gardent la cinquième bouge et e lac de poix bouillante. Puis, que dire de la grossiéreté qui termine le chant et signale le départ de l’infernale brigade ? Comme toujours, les commentateurs approuvent, remarquant qu’il faut conformér le langage aux personnages, et que de diables noirs qui sont là de service on ne peut attendre rien de mieux que l’offense que, selon Horace, Priape fit au nez de Canidie. Quoi qu'on dise, rien n'obligeait Dante à ces imaginations incongrues. Sans doute, ayant donné à son poëme le titre de comédie par opposition à la haute tragédie, qui est l’Énéide de Virgile, il a voulu y semer du comique et du burlesque, mais ici il n’a pas été heureux. Transformons donc l'intérêt poétique en intérêt historique, et reconnaissons en ce chant un reflet de mœurs grossières et un témoignage pour Florence et le moyen âge, comme Aristophane en donne pour Athènes et l'antiquité. et Rabelais pour le xvi* siècle et la France.

Così di ponte in ponte, altro parlando Che la mia Commedia cantar non cura, Venimmo, e tenevamo il colmo, quando

Ristemmo per veder l’altra fessura Di Malebolge e gli altri pianti vani;

E vidila mirabilmente oscura.

Quale nell’ arzanà de' Veneziani Bolle l'inverno la tenace pece A rimpalmar li legni lor non sani,

Ché navicar non ponno, e in quella vece Chi fa suo ligno nuovo, e chi ristoppa Le coste a quel che più viaggi fece;

Chi ribatte da proda e chi da poppa; Altri fa remi, ed altri volge sarte ;

Chi terzeruolo ed artimon rintoppa ;

Tal, non per fuoco ma per divina arte Bollia laggiuso una pegola spessa Che inviscava la ripa da ogni parte.

Io vedea lei, ma non vedeva in essa Ma’ che le bolle che il bollor levava,

E gonfiar tutta e riseder compressa.

Mentr’ io laggiù fissamente mirava, Lo duca mio, dicendo : « Guarda, guarda! »

Mi trasse a sè dal loco dov’ io stava.

. Allor mi volsi come l’uom cui tarda

De pont en pont, d’autres choses parlant (Ma Comedie les remembrer n'a cure),

Au haut venimes, et là, nous arestant,

Nous esgardames à plein l’autre ouverture De Malebouge, o plaintes en pardon ;

Et je la vi estrangement oscure.

Come à Venise, en la froide saison, À l’arsenal bout la visqueuse pois, Por nefs refaire qui veulent garison,

Sans quoi ne peuvent navier autre fois; Cil la galie fait neuve; cil resserre O moult estoupe les desjointes parois ;

À poupe, à proue on travaille grant erre; À funains faire cil ne sont pas musart ;

Cil aus mas euvrent à cui vent firent guerre ;

Tel, non par feu, mais par Dieu et son art, Bouilloit là jus l’espesse pois adés,

Qui engluoit la rive en toute part.

Je la veoie, sans i veoir rien més, Pcusser en som bouillons de chalor grant, Et s’enfler toute et s’afaisser après.

Tandis que là j’ere en bas remirant,

Mes guis, disant : « Esgarde, tost esgarde, » Me traist à soi du lieu où j'ere estant.

Lors me tornai com li hom à cui tarde

Di veder quel che gli convien fuggire, E cui paura subita sgagliarda, Che per veder non indugia il partire, E vidi dietro a noì un diavol nero 30 Correndo su per lo scoglio venire.

Ahi quanto egli era nell’ aspetto fiero!

E quanto mi parea nell’ atto acerbo, Con l’ale aperte, e sovra i piè leggiero!

L’omero suo, ch’ era acuto e superbo, Carcava un peccator con ambo l’anche 56 E quei tenea de’ piè ghermito il nerbo.

« Del nostro ponte, disse, o Malebranche, Ecco un degli anzian’ di Santa Zita; Mettetel solto, ch’ io torno per anche A quella terra che n'è ben fornita; Ogni uom v'è barattier, fuor che Bonturo ; 42 Del no, per li denar, vi si fa ita. »

Laggiù il buttò, e per lo scoglio duro Si volse, e mai non fu mastino sciolto Con tanta fretta a seguitar lo furo.

Quei s’attuffò, e tornò su convolto; Ma i demon, che del ponte avean coverchio, 48 Gridar : « Qui non ha loco il santo Volto ; Quì si nuota altrimenti che nel Serchio; Però, se tu non vuoi de’ nostri graffi, Non far sovra la pegola soverchio. »

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