‹ L'EnferChapitre 89 sur 116 · Une montagne brune: suivant la plupart des com · texte numérisé non relu

Une montagne brune: suivant la plupart des com

540 | CANTO XX Vi.

| Per la distanza, e parvemi alta tanto Quanto veduta non n’ avea alcuna.

Noi ci allegrammo, e tosto tornò in pianto; Chè della nuova terra un turbo nacque, - 138 E percosse del legno il primo canto.

Tre volte il fe’ girar con tutte l’ acque, Alla quarta levar la poppa in suso, E la prora ire in giù, com’ altrui piacque, 142 Infin che il mar fu sopra noi richiuso. »

mentateurs, cette montagne est le lieu où se trouve le purgatoire.

Por la distance, et si haute semblant Que tel n’avoie jamais veüe aucune.

Joie en eimes, mais tost en deuil tornant :

Du nouvel monde uns tourbillons contrere 138 Issi, ferant nostre nef en l’avant.

Trois fois la fist virer o l’onde amere, Et à la quarte mist l’arriere en amont Et jus l'avant, come autrui plot à fere, 142 Tant que la mers nous cloïst en son font.

‘141. Com autrui plot à fere: autrui désigne ici Dieu, qui mit fin à l’entreprise téméraire d'Ulysse.

HUITIÈME CERCLE; HUITIÈME BOUGE: CONTINUATION DE CEUX QUI CONSEILLENT LA FRAUDE ; GUI DE MONTEFELTRO.

Ce chant est principalement occupé par un de ces drames en raccourci où Dante excelle. Le pape Boniface VIIl est possédé d'un violent désir d'enlever Préneste aux Colonne, contre lesquels il guerroie depuis longtemps. Il a auprès de lui Gui de Montefeltro, autrefois guerrier aussi fameux par la vaillance que par la ruse, aujourd'hui pieux cordelier. C’est à ce personnage qu'il s'ouvre de ses desseins fort peu loyaux. Le nouveau moine ne se trompe pas sur l’immoralité de l'acte qui lui est demandé: mais il n'ose refuser un pape ; et d'ailleurs il prend ou croit prendre ses précautions en acceptant, en retour de la fraude qu'il va conseiller, l’absolution que le pape lui avait offerte sans scrupule d'avance, en vertu des deux clefs. Le conseil, qui est de beaucoup promettre et de peu tenir, fait tomber Préneste entre les mains du pape, et l'âme du pauvre cordelier entre les griffes des diables auxquels saint François essaye vainement de disputer leur proie. Lisez et admirez ; car il est impossible de représenter plus au vif un coin considérable du moyen âge.

CANTO XXVIL

Già era dritta in sù la fiamma e queta Per non dir più, e già da noi sen gia Con la licenza del dolce poeta, Quando un’ altra, che dietro a lei venia, Ne fece volger gli occhi alla sua cima 6 Per un confuso suon che fuor n'uscia. Come il bue Cicilian che mugghiò prima Col pianto di colui (e ciò fu dritto) Che l’ avea temperato con sua lima, Mugghiava con la voce dell’ afflitto, Sì che, con tutto ch'e’ fosse di rame, 12 Pure e’ pareva dal dolor trafitto; Così per non aver via nè forame | Dal principio del fuoco, in suo linguaggio Si convertivan le parole grame.

Ma poscia ch’ ebber colto lor viaggio Su per la punta dandole quel guizzo 18 Che dato avea la lingua in lor passaggio, Udimmo dire : « 0 tu, a cui io drizzo La voce, e che parlavi mo lombardo, Dicendo : Issa ten va, più non t' adizzo;

7. Come, en Sicile, li tors : le taureau d'airain offert par Perillus à Phalaris, tyran d'Agrigente, qui commença par essayer cet instrument de supplice sur l'inventeur. On chauffait ce taureau, ct le malheureux renfermé dans ses

Jà estoit droite la flame et coie en som Par ne plus dire, et de nous se partoit O ie congé du poete au douz nom, Quant par derriere une autre qui venoit Nous fist torner le regart vers la cime 6 Por aucun bruit confus qui en issoit.

Come, en Sicile, li tors qui muï prime 0 le doloir de celui (ce fu drois) (Jui à ceste euvre avoit mise sa lime, Par les aflis muioit et par lor vois, Si que, tous fais de cuivre par mestrie, 12 Il sembloit estre de la dolor destrois; Teus, por n’avoir nule issue où aïe, En un langage de flame murmurant Se muoit prime la parole faillie.

Mais, puis qu'ele ot son chemin en avant Sus par la pointe qui se darde et s'eslesse 18 Come la langue avoit fait en parlant, Oimes dire : « Tu cui la vois j’adresse, Et qui parloies tout adès en lombart, Disant : Va-t’ en issa, plus ne te presse,

flancs poussait des cris qui semblaient être poussés par le taureau lui-même.

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