Et l’Arezans: Griffolino ; voy. ci-dessus, XXIX
38. De Mirrhe antie: voy. dans Ovide, Métam., X, 298- 502, l’histoire de Myrrha. Elle était fille de Cyniras, roi de Chypre.
42. Si come fist l'autre qui s'en va or: cet autre est Gianni Schicchi, de la famille des Cavalcanti de Florence. 11 joua le principal rôle dans une fraude assez analogue à celle que Regnard a mise sur la scène dans le Légataire universel. Buoso Donati (voy. ci-dessus, XXV, 140) mourut, et Simon Donati, craignant que l'héritage ne lui re-
Ne se vi onque tant felenesse en nus 24 Por poindre bestes, non que la gent humene, Come je vi en deus pales et nus, (Jui s’en coroient, mordant semblablement À pors en haste de lor toit fors issus.
L'uns à Capoche vint et lui mist le dent Au haterel, si que, jus l’abatant, 30 Lui fist froier le ventre au pavement.
Et l’Arezans, qui remanoit tremblant, Dit : « Cis damnés est Schicchi li trichere, Qui va par rage autrui si acesmant. »
« Oh! dije, puist li autre ne te fere Morsure au dos! Si veuille m’enseigner, 96 Ains qu'il s'en aille, qui est l’autre pechere! » Et il à moi: « C’est l'ame à resoigner De Mirrhe antie, qui, contre droite amor, Devint la drue son pere par tricher.
Ele torna celui à pecheor, En autrui forme malement se faussant, 42 Si come fist l’autre qui s'en va or, Por gaagner l’ive seignoriant; Un faus Donat presentant au notaire Et com li vrais sans plus testamentant. »
Quant passé furent cil dui de fol afaire,
vint pas, demanda conseil à Schicchi. Celui-ci, habile à contrefaire la voix et les manières des autres, fut mis dans le lit du défunt, qu'on en retira, et là, un notaire étant appelé, il dicta un testament en règle dans lequel il ne s’oublia pas. Entre autres, il s'adjugea la mule de Buoso Donati, qui était la meilleure de la Toscane; d’autres disent que c’était une jument à laquelle Buoso Donati avait donné le nom de Madonna Tonina. Simon fut obligé d'en passer par ce que voulut le faux testateur. 46. Cil dui de fol afaire : Myrrha et Schicchi.
s92 CANTO XXX
Sovra cui 10 avea l'occhio tenuto, 48 Rivolsilo a guardar gli altri mal nati.
lo vidi un fatto a guisa di liuto, Pur ch'egli avesse avuta l' anguinaja Tronca dal lato che l uomo ha forcuto.
La grave idropisia che si dispapa Le membra con l' umor che mal converte, 54 Che il viso non risponde alla ventraja, Facea a lui tener le labbra aperte, Come l’ etico fa, che per la sete L’un verso il mento e l’altro in su riverte.
« O voi che senza alcuna pena siete, E non so io perchè, nel mondo gramo, 60 Diss’ egli a noi, guardate e attendete Alla miseria del maestro Adamo; lo ebbi, vivo, assai di quel ch' io volli, Ed ora, lasso! un gocciol d' acqua bramo.
Li ruscelleti, che dei verdi colli Del Casentin discendon giuso in Arno, 66 Facendo i lor canali freddi e moli, Sempre mi stanno innanzi, e non indarno ; Ché l’ imagine lor vie più m° asciuga Che il male ond’ io nel volto mi discarno.
La rigida giustizia che mi fruga Tragge cagion del loco ov' io peccai, 72 A metter più gli miei sospiri in fuga.
Ivi è Romena, la dov’ io falsai
60. Gardés et atendés A mestre Adam et sa grant marrison: maître Adam se sert ici du langage de l'Écriture; voy. XXVIII, 152, le passage cité dans la note. Il était de Brescia. Appelé à omena, village de Casentin, par les comtes de Romena, il {y fabriqua, par leur commande-
Sur cui j'avoie sempre les ieus tenus,
Jes retornai aus autres de male aire.
Uns là eùst semblé estre un leùs,
Se il tranchés eüst esté dans l’aine,
Là en droit où li hom est forcheüs.
L'hidropisie, qui fait la forme humaine
Si se desfaire par humor mal venant
Qu’à ventre plein ne respont face pleine, Tenoit ses levres entr’overtes à tant,
Com fait l'etique, qui, de soif apressés,
Sus torne l'une et a l'autre pendant.
« Sans peine aucune Ô vous qui vous monstrés, ,
Ne sai porquoi, en ce monde felon, Dit il à nous, gardés et atendés
À mestre Adam et sa grant marrison; Ce que je vou, l'oi à plenté vivant,
Et un poi d’eve je rove ore en pardon.
Li rieu qui vont dans l’Arno descendant Des vers costieres du pais Casentin, L’eve et le frais à lor rives portant,
Devant mes ieus se presentent sans fin, Non vainement; car l'image m’en tue Plus du malage qui me fait si frarin.
L’aspre justice dont la rigors m'argue Prent sa raison du lieu où je pechai,
Por greignor faire de mes sospirs issue ;
Là est Romene; ce fu où je faussai
ment, de faux florins d’or de Florence. Il fut brûlé à Florence pour crime de fausse monnaie.
65. Du pais Casentin : le Casentin est une province du Valdarno, entre le torrent Duccaria et l'Arno, jusqu'aux confins du territoire d'Arezzo.
La lega suggellata del Batista, Perch’ io il corpo su arso lasciai.
Ma s’ io vedessi quì l’ anima trista Di Guido, o d’Alessandro, o di lor frate, 78 Per fonte-Branda non darei la vista.
Dentro c'è l'una già, se le arrabbiate Ombre che vanno intorno dicon vero; Ma che mi val, che ho le membra legate?
S' io fossi pur di tanto ancor leggiero Ch’ io potessi in cent'anni andare un’ oncia, 84 yJo sarei messo già per lo sentiero, Cercando lui tra questa gente sconcia, Con tutto ch’ ella volge undici miglia, E men d’un mezzo di traverso non ci ha.
Io son per lor tra si fatta famiglia ; Ei m' indussero a battere 1 fiorini 90 Che avevan tre carati di mondiglia. »
Ed io a lui: « Chi son li due tapini Che fuman come man bagnata il verno, Giacendo strelti a’ tuoi destri confini? »
« Quì li trovai, e poi volta non dierno, Rispose, quando piovvi in questo greppo, 96 LE non credo che dieno in sempiterno.
L'una è la falsa che accusò Giuseppo; L’ altro è il falso Sinon greco da Troja;
14. Jehan Baptiste et son leal aloi: le florin de Floreuce avait, sur une face, la tête de saint Jean Baptiste, patron de la ville, et, sur l’autre, une fleur de lis, ‘d'où le nom de florin.
77. L'ame Guion, Alexandre ou lor frere : il s'agit de tuido II, comte de Romena, et de ses deux frères, tous trois faux monnaycurs.