N®® des 14 novembre et 12 décembre
Voici un autre exemple, qui n’a rien d’extravagant : c’est le compte rendu d’une fête scolaire. J’ai un peu « tripatouillé » la phrase, j’en conviens ; mais il me semble que, telle quelle, elle reste du langage courant : D'après les journaux de l’opposition, la fête d’hier aurait entièrement échoué. Il n'en est rien. La réunion a eu lieu dans le préau couvert, avec un plein succès. Tous les enfants s'en sont donné à cœur joie^ quitte à se reposer demain dimanche. Après avoir un peu dansé, on s’est séparé vers les huit heures, sans (^w’aucun incident se fût produit. j>
Où pense-t-on que ce texte si simple pourrait être donné en sujet d’analyse? Et alors, si cet exercice n’est pas applicable à la langue la plus ordinaire, à quoi sert-il donc? Je répondrai :
Pour la théorie grammaticale, il sert à \si fausser. Il enseigne à étiqueter quelques faits, au lieu d’enseigner à comprendre tous les faits. Il détourne sur les noms à donner aux tours ou aux formes l’attention qu’on devrait donner à leur valeur et à leur sens.
Admettons qu’on renonce aux folies dont j’ai parlé, à l’abus des mots techniques que la Commission des nomenclatures a si justement condamné, il n’en reste pas moins que les formules ne seront jamais justes, parce qu’on ne peut les