‹ L'enseignement de la langue française, ce qu'il est - ce qu'il devrait être dans l'Enseignement primaireChapitre 103 sur 104 · L'ÉTUDE DU LANGAGE ET LA CULTURE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

L'ÉTUDE DU LANGAGE ET LA CULTURE GÉNÉRALE

En tout il y a des gens qui ne sauront point garder la mesure.

Je ne voudrais pas les imiter, en exagérant nos ambitions, ni prétendre qu'on va désormais tout embrasser dans le cours de langue. Une observation de morale, jetée en passant, ne remplace point le cours de morale. Cet enseignement de la langue se rattache aux autres, s'y mêle, voilà tout. Mais c'est déjà là un grand bienfait.

Un des défauts principaux de l'enfant, et il n'en est pas entièrement responsable, c'est que son cerveau enferme dans des cases à part arithmétique, histoire, grammaire, etc. Quel est l'homme qui, ayant interrogé des écoliers , ne s'en est point aperçu? Un enfant reste coi, cependant il sait, mais il croit que vous l'interrogez « en autre chose ». Vous lui dites : « Mais, c'est une question de grammaire que je vous pose! » Il répond aussitôt.

Il faut faire tout le possible pour que les diverses disciplines, réunies l'une à l'autre, servent à un développement harmonique du cerveau. L'étude de la langue touche à toutes les autres, félicitonsnous de ces rencontres et mettons-les à profit. L'histoire, la morale, n'y perdront rien, le style de notre élève non plus, car moins les mots et les formes de langage seront séparées des choses,

plus le style se ressentira des efforts faits par l'école pour former la jeunesse à l'observation, à la réflexion, au raisonnement. Langage, esprit, conscience, gagneront à la fois en clarté, en justesse, en sincérité.

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