‹ L'enseignement de la langue française, ce qu'il est - ce qu'il devrait être dans l'Enseignement primaireChapitre 17 sur 104 · L'ADMINISTRATION NE COMPREND PAS · texte numérisé non relu

L'ADMINISTRATION NE COMPREND PAS

Mais si dans ce débat, le Ministre n'a point manifesté d'opinion, c'est surtout qu'il n'en avait pas; il n'a pas compris l'intérêt de la réforme pour l'école populaire. Peut-êtreaccordera-t-il aux vœux répétés du Conseil supérieur des changements anodins qu'il a fait, cette fois, préparer dans le secret de ses bureaux. Ce sera, si la ténacité du Conseil finit par triompher, un diminutif des modifications proposées jadis par le Recteur Gréard à l'Académie, c'est-à-dire une simili-réforme, destinée à faire taire ceux qui réclament, non à guérir le mal dont nous venons de parler. Les pédagogues n'ont aucune amélioration sérieuse à attendre, pour le moment, de ce côté, surtout si les simplifications ne sont que tolérées, comme les simplifications de l'arrêté de 1901. Les maîtres, n'étant pas sûrs que les tolérances sont réelles, n'oseront pas s'en servir. Ce ne sera qu'une apparence.

Y a-t-il quelque autre moyen de diminuer le mal? On en a déjà timidement essayé un. Depuis 1901, on a ajouté à l'épreuve de la dictée d'orthographe donnée à l'examen du brevet élémentaire des questions (cinq au maximum), relatives à l'intelligence du texte (définition du sens d'un mot, d'une expression ou d'une phrase, analyse d'un mot ou d'une proposition). Cette deuxième partie de l'épreuve, qui doit être compensatoire, est cotée

l'enseign. de la langue franc. •'

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