‹ L'enseignement de la musique par l'éducation méthodique de l'oreilleChapitre 110 sur 114 · W L'ENSEIGNEMENT DE LA MUSIQUE · texte numérisé non relu

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EP*2l^*^ îîî mensurations indiquées ci-dessous, quand ils sont entendus au plot fréquent début d'une mélodie :

Le* rythmes ci-demou* s'écrivent g-énéralemeatî

ffl.fff.l-- lî;.^,^,-

Les successions rythmiques assez vives :

Il J- |JJJ|J.|JJJIJ.' *«

se reproduisant régulièrement ou alternant ainsi :

| l |JJJ|J J|J JIJ.-IJJJ J.|J<J|J e,c

doivent être groupées en ^ ou g :

|UJJJ|J.JJJ|.. BJ.JT3 |J J^J J»|

Quand le groupe de valeurs brèves précède la valeur longue, c'est

généralement l'indice que la mélodie commence sur le deuxième

6 6 temps d'un-^ ou d'un g :

|e JjJ \l JJJJJ. »J33|J.J33|j.

441. — Quand les élèves seront suffisamment exercés sur ces questions de rythme, on pourra envisager les cas plus rares où un changement de mesure se produit momentanément dans le cours d'une mélodie.

Bien que la pratique de cet exercice ne soit pas à envisager dans un cours élémentaire, il se peut que, dans de certaines circonstances, on ait à signaler cette éventualité. Dans ce cas encore, il faudra partir de l'analyse de la parole associée au chant et rechercher la variabilité delà mesure dans l'accentuation de certaines syllabes. On en trouvera des exemples dans quelques rondes enfantines, par exemple dans la ronde bien connue : Nous n'irons plus au bois, où se succèdent des groupes rythmiques, mesurés alternativement à quatre, trois, deux temps.

442. — Ici, à cause même de la succession de mesures différentes,

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et, afin de bien s'assurer de la place exacte des accents, on recher- Changement de me-

chera d'abord ces accents dans les paroles préalablement inscrites au ^vJT^ldiT

tableau ; on mettra les barres de mesures à la place déterminée par

les accents forts considérés comme des premiers temps, et le nombre

de syllabes séparant ces premiers temps, syllabes accompagnées de

leur figure proportionnelle de durée, indiquera le nombre de témps

et par conséquent la nature de chaque mesure.

Voici, figurée ci-dessous, la disposition de cette analyse rythmique :

(Les brèves sont représentées ici, comme on l'a fait précédemment, par ^ : les demi-brèves par & elles longues (noires) par — .) <gëSr.

^ Noms n'i.rons plus uu bois les lauriers sont cou. pes L;i bel . le

W sS w — — — W S*> W W — —

que voi . là i . ra le* ra . mas. scr Entrez dans lu dan . se, Vov.ez

rr.pppprr'rpppprrpP

comme on dan . se, Chuii.tez, dl» . *îz, Em. bradez «II* que voms \oudre*

p p r r r r r r p tt p p p p r

(La représentation des valeurs n'est ici qu'une indication anticipée. On ne l'écrira qu'après repérage des accents et des valeurs longues.)

443. —La recherche des valeurs, pour leur groupement en figures de durée, sera faite mesure par mesure, en comptant les temps sur les doigts de la main gauche ; exemple :

1 tempb 1 t.rops id id

www — —

Nous n'irons plus au bois nous n'i ronsplus au bois nous n'ïronspjusaa boissons n'i

p pp.p rr

M id U

ilp pp

Les temps une fois repérés, on aura trouvé que la mélodie commence sur la moitié du premiec temps d'une mesure à 4 temps, donc par un demi-soupir; on continuera ainsi de mesure en mesure, et l'on terminera par la notation, inscrite au-dessous des paroles préalablement groupées en mesures :

I Nous n'i.roas pJus ad I bois les lauriers sent cou

Lgé* la bvl Je que voi J là i . ra les ra . mas .1 mt Entre» dans la

ij «hi j j j j- j jpjj^jM;» j

ldan.se, Voyez commconldan.se, Chan.Lez, dan.sezjEmbrassez celPque vous vou. drez

Cette notation rythmique et la mensuration qui en découle sont celles que les enfants leur attribuent par l'accentuation qu'ils donnent à la première syllabe des mots : DANsez, CHANtez; mais une autre mensuration serait possible, peut-être celle qui est indiquée ci-dessous. Je préfère pour ma part celle que m'ont donnée les enfants.

i J J J ||J 3 | j J> Jij|j> J> J> JH J.

dnii.se, chan - tez, dun . sez, Embrassez cell'que vous vou .drez

3° On fera observer que la mélodie gagne à ce que des silences soient intercalés en certains endroits ; on les recherchera et on notera finalement la mélodie, après en avoir fait trouver les notes constitutives :

Nous n'irons plus au bois les lauriers sont cou . pes La bellt* que vui . B C

ht i.ra le* ra.mas . Ser Entrez d. mis lu dnu.se, Voyez coimn« on D E

Chaque changement de mesure détermine un nouveau groupement rythmique, mais n'altère pas la symétrie rythmique ou périodique, c* est-à-dire l'équilibre de la mélodie.

dan.se. Chantez, dau.sez , Embrassez cell'que vous vou. drez

| .444. — On fera remarquer la succession des motifs rythmiques, leur groupement symétrique : quatre mesures à 4 temps sur ce rythme :

I ' J J | 9 Pu*s une alternance de mesures à trois,

quatre, deux et trois temps.

On signalera que, bien qu'on compte sur les doigts à partir de l'accord du premier temps, le motif rythmique commence en réalité sur la croche qui marque la moitié de ce premier temps, pour se termiuer sur le premier temps de la mesure suivante (temps fort).

On continuera ainsi pour chaque groupe d'éléments rythmiques, en contrôlant chaque fois la place de l'accent, et en notant qu'il coïncide bien avec le temps final de chaque groupe de motifs rythmiques (période rythmique).

445. — On remarquera ainsi que la mélodie se compose d'une seule phrase divisée elle-même en quatre membres de phrase, qui, bien que de nombre rythmique inégal, donnent par leur réunion une impression parfaite d'équilibre, ce qui est la condition essentielle de tout rythme et de toute mélodie.

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La solution de ces petits problèmes rythmiques intéresse vivement les enfants, et, je le répète, contribue grandement au développement du sentiment musical : c'est pourquoi, lorsque les études seront suffisamment avancées, on pratiquera fréquemment ce genre d'exercices, en se servant, en dernier lieu, de mélodies sans paroles. On aura soin de ne pas rechercher, dans les chants écrits avec des mesures diverses, les trop grandes accumulations de valeurs différentes, et on se bornera à des rythmes faciles à discerner t, surtout, très franchement établis.

446. — C'est au cours des notions sur le rythme qu'on abordera l# triolet, l'étude du TRIOLET, division momentanée des temps en TROIS

parties égales au cours de mesures où le temps est divisé normalement en DEUX ou en QUATRE parties égales.

Le triolet s'indique par un 3 inscrit au-dessus ou au-dessous du

groupe de notes qui le figurent ou j» f pj avec ou sans tiret, '

La pratique seule des figures rythmiques créées par l'intervention du triolet en facilitera la lecture courante. Des exercices appropriés seront chantés à cet effet ; toutefois, on les fera tout au moins au début, précéder d'une lecture rythmique, ou même de la représentation rythmique de ces groupes par des coups frappés avec les mains, de façon à bien graver dans la mémoire les oppositions rythmiques dues à l'alternance de temps binaires et ternaires ou vice versa.

447. — Si maintenant l'on veut résumer tout ce qui a été dit dans ce chapitre, on pourra affirmer d'une façon très générale que :

Dans tout morceau de musique, il y a un ÉQUILIBRE dû à une PROPORTION NUMÉRIQUE RÉGULIÈRE de toutes les parties ;

les PHRASES font ÉQUILIBRE aux PHRASES ; elles se divisent en PORTIONS RÉGULIÈRES équilibrées numériquement : ce sont les MEMBRES DE PHRASE ;

les MEMBRES DE PHRASE à leur tour se divisent en PÉRIODES numériquement régulières ;

les PÉRIODES enfin se divisent en MOTIFS RYTHMIQUES de môme nombre ;

chaque fragment de la phrase est ainsi équilibré par un autre fragment qui lui correspond, et le tout obéit à un RYTHME GÉNÉRAL BIEN ÉQUILIBRÉ, de proportions numériques régulières, parce que chacune des parties obéit également à des RYTHMES BIEN ÉQUILIBRÉS, c'est-à-dire de PROPORTIONS NUMÉRIQUES RÉGULIÈRES.

Les nuances et l'expression obéissent aux mêmes nécessités.

Équilibre général d'un morceau de musique dû à l'équilibre de chacune de ses parties.

Enseignement de la musique.

Sommaire- Résumé de la 17e Leçon

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