‹ L'enseignement de la musique par l'éducation méthodique de l'oreilleChapitre 27 sur 114 · VIII-IV) (VII-III) (VI-II) (V-I) (IV-VII) <III-VI) (II- V) (I-IV · texte numérisé non relu

VIII-IV) (VII-III) (VI-II) (V-I) (IV-VII) <III-VI) (II- V) (I-IV

Ces notions une fois données et comprises, on passera de suite à l'étude et aux intonations des quintes» d'abord sur l'échelle chiffrée, puis sur la série des sons inscrite à demeure sur la portée au tableau, en suivant la progression indiquée pour les exercices.

Procédés à employer 98 . — L'intervalle de quinte, comme celui d'octave, est étudié en fai- Zditi f dll^qni ntrïT* * sant enten<^re les degrés intermédiaires entre les sons extrêmes. Ces sons extrêmes seront répétés plusieurs fois lentement, surtout les sons graves, que les enfants, au début, ont plus de peine à retenir que les sons aigus qui les frappent davantage, quand les deux sont émis consécutivement.

PAR L'ÉDUCATION DE L'OREILLE

L'enfant retient rapidement l'intervalle disjoint I-V. Il a plus de peine à s'assimiler les autres quintes. On peut lui faciliter grandement cette assimilation en lui montrant l'analogie des quintes I-V, II-VI, III-VII, Y-II, VI-III : il suffît de lui faire chanter sur do-sol, par exemple, les chiffrages successifs des quintes de I à V : ainsi il se rend compte que l'effort vocal à faire est le môme pour toutes les quintes justes et que leurs intonations sont analogues.

Cet exercice ayant été fait une fois, le maître le reprendra, en se portant chaque fois, par degrés conjoints chiffrés, à la tonique déterminée par les chiffrages successivement différents de la même quinte.

99. — Cet exercice sera répété ensuite par les élèves. Il leur prouve expérimentalement que chaque son peut être pris comme tonique et donne déjà l'idée des tonalités autres que DO. Plus tard, on fera la même expérience sur les autres intervalles. Mais on insistera sur ce fait que l'analogie n'existe Téellement entre les quintes, que si l'on considère l'intervalle entant que disjoint : si on fait entendre les sons intermédiaires, les quintes n'ont plus le même aspect tonal, si l'on peut dire. Il en est de même des autres intervalles. Toutes ces notions, d'ailleurs, seront données progressivement, et ressortiront de ce qui sera appris plus tard sur la fonction tonale des intervalles entendus avec leurs sons intermédiaires — notions extrêmement importantes au point de vue de la formation musicale de l'oreille et que les enfants saisiront parfaitement en étudiant et en comparant les différentes tierces majeures et ordinaires.

100. — Le maître veillera avec le plus grand soin à la justesse des intonations et les rectifiera toujours par la vocalisation sur A.

Dans la série IV-VIII, on surveillera l'intonation VI-VII : l'enfant, emporté par le sentiment diatonique, et par le caractère tonal du IV* degré, a tendance à faire de ce IVe degré une tonique, du moins au début de ces exercices.

Mais c'est surtout dans la série descendante VIII-IV que l'intonation de V1II-VII devra être surveillée; si l'on a laissé reposer l'enfant quelque temps sur le son IV, l'instinct tonal le porte à faire une dominante du son VIII et à faire entendre un Ion entre VIII et VIL

Cette faute ne se produit pas toujours, mais il suffît qu'elle ait été constatée chez un certain nombre d'enfants, en général chez ceux dont le sens musical est le plus éveillé, pour qu'il soit nécessaire de la signaler, et de se tenir en garde.

La quinte et l'octave, intervalles consonants, donnant l'impression de repot complet.

101. — Quand la série des exercices de quinte sera terminée virtuellement, c'est-à-dire au moment où l'intervalle sera bien enregistré et retenu, le maître fera entendre simultanément les deux sons d'une quinte. Comme il a été fait pour l'octave et la seconde, il demandera aux enfants quelle est l'impression produite ; si elle est agréable ; on la comparera avec celle de l'octave et de la seconde ; on dira alors que la quinle est une consonance; comme l'octave ei la quinle donnent une impression de repos complet, on dira que l'octave et la quinte sont des consonances parfaites. On fera ensuite de nombreux exercices d'audition de deux sons simultanés pour différencier la quinte de la seconde et de l'octave, en posant chaque fois la question : « Combien de sons? »

Sommaire- Résumé de la 5e Leçon

Page 1