III I III IV
m iv ; v
249. — Quelque enfant remarquera que la première mesure est incomplète : si l'observation n'est pas faite, on la provoquera.
Avant de commencer à parler, on se tait pour réfléchir, on fait silence; quand on chante, il se peut fort bien qu'on commence également par un silence (on recherchera d'ailleurs, plus tard, les raisons de ce silence du début).
Mais le silence musical, comme les sons musicaux, doit être mesuré, compté comme temps correspondant à la durée des sons qui manquent.
On indiquera donc ce silence par les signes qui représentent des durées égales à celles des sons qui manquent.
Dans la première version, Vunilé de temps est la ronde {p = 1). Quel est le signe de silence qui lui correspond? — La pause. — Combien manque-t-il de temps? — Deux. — Donc il faut indiquer deux pauses avant la première ronde. — Dites où elles doivent être placées sur la portée?
Mêmes questions pour les autres versions du chant; on recherche le nom des signes de silence correspondants; on indique leurs figures, leur place sur la portée pour les demi-pauses, etc.
250. — Le premier mode de notation ^jj de la mesure à 4 temps
est à peu près inemployé aujourd'hui.
Le second indiquerait encore un mouvement trop lent, ou,
tout au moins, trop lourd et trop grave : on ne l'emploie guère que pour certains chants de caractère solennel (chants d'église, par exemple).
Le troisième est le mieux approprié à la façon dont nous avons chanté l'air de Frère Jacques.
PAR L'ÉDUCATION DE L'OREILLE 121
251. — Avant d'aller plus loin dans les explications sur la mesure Exercic* sur la batà 4 temps, on exercera les enfants à la battue de cette mesure en ré- v '
pétant :
La mesure à quatre temps se bat :
te ïet temps — la main en BAS, le 2* temps - la main à GAUCHE, le 3* temps — la main à DROITE, le 4e temps — -la main en HAUT,
le geste accompagnant chaque fois Pindication du changement de position de la main.
On battra ensuite les quatre temps en disant :
BAS! gauche! droite! haut! en accentuant fortement le mot BAS, jusqu'à ce que le geste, très égal, soit devenu bien familier et presque machinal.
On continuera alors à battre les temps, en comptant un, deux, trois, quatre, en accentuant toujours le mot un; puis on chantera la gamme en battant quatre temps sur chaque degré, nommé d'abord par son chiffre, puis par son nom.
Pendant quelque temps, on reprendra, pour la battue à 4 temps, des exercices très faciles ; et même, au début, il sera nécessaire, pour le déchiffrage, de faire lire les sons sans battre la mesure, le maître la frappant luimême. Cependant, si les enfants ont été bien exercés à la battue, l'entraînement sera très rapide et, au bout d'un certain temps, l'association du geste et du chant ne présentera plus de difficulté.