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ressources supprimées, avec des considérations d’opportunité et de moindre effort. C’est ainsi qu’en avril 1923, la Ville de Saint-Quentin obtenait une série de taxes directes de remplacement. Aujourd’hui, une commission interministérielle est réunie, après quelques mois de vie végétative, et le problème des finances communales est considéré dans toute son ampleur et dans sa généralité. Le budget communal doit être équilibré avec des ressources normales et régulières : impôts et redevances. Les impôts d’après les facultés, les redevances d’après les services, selon la formule très nette. En ce qui concerne les impôts directs, ils ne peuvent atteindre légitimement que les facultés localisées, la richesse foncière, et la richesse commerciale et industrielle dans ce que cette dernière a de local et de transmissible. Pour ce qui est de la propriété foncière et de la modification des bases, la mise à jour du cadastre est une tâche immédiate qui demande une refonte générale. Cette refonte est commandée non seulement par la contribution foncière, mais surtout par le calcul de l’impôt sur le revenu (cédule des hénéfices agricales), le forfait ayant été déjà partiellement abandonné. La valeur locative ne peut être l’indice unique des facultés contributives ? Comment la distinguer du bénéfice agricole ? Comment faire la part du travail et du capital? L'évaluation nouvelle doit tenir compte de la valeur en capital, notion plus nette que la valeur locative, indispensable d’ailleurs dans la pratique toutes les fois que cette valeur locative doit être établie directement, car elle ne peut l’être qu’en partant de la valeur vénale. C’est là le cas le plus fréquent dans les immeubles ruraux. À côté des impôts existants basés sur la valeur