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les fils sont employés dans une usine, et leurs salaires réunis s'élèvent à près de 3.000 M.; le père gagne 1.000 M., il paiera 6 M. d'impôt d’après le tarif de 1891 ; quant aux fils, ils ne paient rien, car le salaire de chacun ne dépasse pas 900 M. Donc, le revenu total de cette famille ne doit que 6 M. d'impôt.
Prenons une autre famille dont le chef est un petit commerçant ou un artisan aidé de ses trois fils. En fin d'année, on constate un revenu de 3.000 M.; le père va avoir à payer 60 M. Si les fils travaillaient autre part, la famille pourrait être exempte d’impôt dans le cas où aucun de ses membres ne gagnerait pas plus de 900 M.
La loi est donc favorable aux ouvriers des usines et manufactures et à tous ceux qui travaillent en dehors de chez eux, tandis qu’elle impose lourdement les ouvriers de la petite industrie qui travaillent dans l'atelier de famille. Daus notre hyÿpothèse, les deux familles ayant le mème nombre d'enfants, ont les mêmes dépenses pour leur entretien, leur nourriture et leur logement. Cependant, une famille est taxée 6 M. et l’autre 60 M; l'inégalité est manifeste.
Le dégrèvement des classes laborieuses, tellement vanté par les réformateurs de 1891, n’a donc pas
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