‹ L'Impôt sur le Revenu en PrusseChapitre 4 sur 72 · POSE · texte numérisé non relu

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auraient dû être placés, et payaient alors moins de 3 0/0. Cela ne les empêchait pas du reste d’être considérés comme des gens parfaitement honnêtes. Le passage suivant emprunté à une brochure parue en 1889, montre très bien comment les choses se passaient (1).

« L'opinion de tous ces honnêtes gens qui trom- « pent l'Etat, est que l'impôt sur le revenu ne sert « à rien et doit être supprimée. C'est le résultat vers lequel ils tendent. Et dans ce but ils se sont efforcés avec succès, de soustraire à l’impôt au moins la moitié, et quand c’est possible 2/3 de leur revenu. C'est un exemple qui est devenu tellement probant qu'il a corrompu la grande masse des contribuables. Ainsi parmi ces honnêtes gens, il y a un accord tacite: c’est que le revenu ne doit être taxé que pour le tiers, tout au plus pour la moitié ; et dans ce noble zèle, aucun cercle ne veut être devancé par l’autre: de même pour les villes : enfin dans ce louable effort, aucun village ne veut rester en arrière. Et si un homme consciencieux s’y opposait, on hausserait les épaules en le traitant d’imbécile, ou on chercherait à se débarrasser de lui comme d’un homme dangereux. Si un Landrath ou un bourgmestre osaient essayer de rendre leur place à la conscience

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