G. Dullo, Selbsteinschätzung
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et à l'honneur, et taxaient les administrés du cercle ou les habitants de la ville, d’après leur revenu total, on les mettrait au pilori, parce qu'ils manqueraient de patriotisme local. Ils auraient porté préjudice aux intérêts d’un cercle ou d’une ville, alors qu’à côté il yaun cercle ou une ville qui sont encore moins imposés. Îls seraient mis à l'index et à la première occasion on les chasserait de leur poste. Et c'est ainsi qu’en Prusse l’impôt sur le revenu est devenu une caricature. Dans les campagnes ce mouvement est très grave. Dans les environs d’une ville bien connue de l’auteur, parmi des paysans qui jouissent tranquillementde leur aisance, et qui sont les meilleurs clients du ban quier, c’est à peine s'il ÿ en a un qui soit imposé pour un revenu provenant d'intérêts de capitaux, alors même queles moineaux crient sur les toits,que les coffres des autres sont garnis de valeurs russes ou de Lombards.
Dans les villes, la situation sans être aussi mauvaise, n'est guère meilleure. Si le grand et le petit commerçants devaient vivre avec le revenu pour lequel ils paient l'impôt, ils ne pourraient pas subvenir à la moitié, pas même au tiers des besoins de la vie qu’ils satisfont chaque jour.
Lorsque le gouvernement engagea les propriétaires fonciers à indiquer les hypothèques grevant leur
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fonds, et aussi à désigner les prêteurs, ce ne fut qu'un cri de colère, parce qu’on serait arrivé par le même moyen, à constater et à taxer le revenu des rentiers. Dans certaines grandes villes, parexemple à Berlin ou à Cologne, la taxation se fait plus équitablement ; grâce à la conscience des fonctionnaires Re et aussi des citoyens, le revenu y est connu plus exactement. Mais là encore on n'arrive pas à une 4 imposition du revenu total de chaque contribuable. 1 ; Partout les évaluations sont fausses ; et sur ce point, partout, 1l ÿ à de la corruption. Là-dessus tout le
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monde est d'accord : le ministre des finances, les