UN MOT AU SUJET DU TREFLE
Je viens de dire qu’il est économique de mettre les jeunes cochons au trèfle ; vu qu’il va être beaucoup question de cette légumineuse, plus loin, comme formant une bonne partie de l'alimentation du porc, je dois dire tout de suite que, pour songer à nourrir les pores au trèfle l'été, il faut s'être préparé d’avance, pour cela. Il faut semer sur les pièces cultivées antérieurement en plantes engraissées et sarclées, une dizaine de livres au moins ‘e petit trèfle rouge, de trèfle alsique et de trèfle blanc, et le meilleur mélange de ces trèfles à conseiller en est un de quinze livres, composé de dix livres de petit trèfle rouge, de quatre livres de trèfle alsique et une livre de trèfle blanc, par arpent ; sur un arpent ainsi ensemencé en trèfle un an d’avance, on ext sûr de récolter deux tonnes de trèfle en foin, qui sont représentées, pour le pacage des cochons, par environ huit tonnes de trèfie vert. Un arpent de trèfle qui donne ce rendement, s’il est donné en pacage aux cochons par clos d’un quart d’arpent qu’on fait raser successivement, peut porter et nourrir dix cochons pendant trois mois, avec l’addition de lait écrémé ou de petit ‘ait, comme il sera Git plus loin.
Cette question de l'alimentation ces pores au pacage pendant l’été a été quelque peu controversée, (est pour cela que Îe tiens à vors donner ici l'opinion, basée sur des essais, de M. Grisdale, déjt. mentionné auparavant, an suiet de la valeur des fourreges verts pour la ronrriture du cochon à bacon.
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