‹ L'industrie du bacon dans la province de Québec [microforme]Chapitre 8 sur 27 · SOINS DU VERRAT · texte numérisé non relu

SOINS DU VERRAT

À aller jusqu’à quatre moi:, il reçoit le soin ordinaire donné aux petits cochons, tel qu’indiqué plus loin. A quatre mois, on le sépare complètement des femelles. On le met alors, dons un encios d’un quart d’arpent en superficie, environ, pour qu’il puisse prendre de l'exercice, La clôture de cet enclos doit être

QE « LE ee , forte, de manière à ce qu'il ne puisse s’éch

apper, car, sil s’est mis à courir une fois au dehors, il sera ensuite très difficile à

tenir enfermé. 11 doit recevoir ure nourriture abondante et composée surtout de substances propres à former Ja charpente et les muscles sans produire trop de graisse, La moulée de pois et d'avoine, le blé avarié sont excellents, avec le lait écrémé, ainsi que le petit lait de fromagerie, mais on doit éviter le bléd'Inde ou n’en Corner que très peu. On doit viser à tenir l’animal en constant et excellent état de croissance, mais non à l’engraisser, Ne lui laissez servir aucune truie avant l’âge de huit mois, et il vaut beaucoup rnieux encore attendre à dix mois. Un trop jeune verrat n’est jamais bon reproducteur, Il ne produit que des portées peu nombreuses de cochons, qui n'atteignent jamais une bonne taille, et il souffre dans son développement pour avoir servi trop jeune, T1 lui faut de l’ombre dans l’enelos où on le garde, ce qu’on lui procure au moyen d’une petite remise ouverte. En hiver, on le garde seul touiours. dans une loge ni trop chaude ni trop froide, Inutile de

dire que chaque culti ateur, qui n’a que deux on trois truies

d'élevage, n’est pas obligé de garder un verrat chez lui. Il vaut beaucoup mieux qu'une douzaine de cultivateurs d’un même rang s'associent pour s’acheter un bon verrat de première

classe, sans regarder au prix et le faire servir pour chacune de leurs truies.

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