‹ La convention consulaire gréco-turque et l'arbitrage des ambassadeurs desChapitre 6 sur 25 · LA PORTÉE DU DÉSACCORD · texte numérisé non relu

LA PORTÉE DU DÉSACCORD

conflils de détail se fussent produits motivant un nouvel arbitrage, cette fois définitif. La résolution prise par les délégués hellènes, en même temps qu'elle constituait un témoignage de leur bon vouloir, avait l'avantage de simplifier les choses. Elle permit aux plénipotentiaires des deux parties de déduire les conséquences les plus complètes de leur point de vue respectif, de mesurer à loisir toute la portée de leur désaccord et de soumettre tous leurs différends aux arbitres, en une seule fois.

Ainsi, sur ce qui constituait le fond même des négociations, les Conférences de Constanlinople ont eu comme effel non pas d'amener l'entente entre les parties — cela était impossible étant donnée la différence des points de vue respectifs — mais de mettre en relief et d*établir avec une absolue précision les points sur lesquels on ne pouvait pas s'en-* tendre.

Le moment n'est pas encore venu d'indiquer en détail ces différents points. Nous les retrouverons plus loin. Leur liste a été arrêtée par les plénipotentiaires respectifs eux-mêmes dans leur 52* séance d*après le travail préparatoire élaboré, sur l'invitation de la Conférence , par MM. Stéphanos et Naoum, délégués hellènes, collaborant avec Hérante Bey Habro, secrétaire de la Conférence (1).

Le 30 avril 1900, les plénipotentiaires mirent fin à leurs travaux et se séparèrent après s'être réciproquement réservé la faculté de recourir à l'arbitrage prévu par les accords de 1897 « sans que cet acte pût être considéré comme un manque de déférence envers l'État co-négocialeur » (î).

(1) Commisêion turco-kellénique^ Procès- verbaux, p. 599 à 602.

(2) Ibid,, p. 602.

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