Conclusion
En résumé, voici donc les quelques directives auxquelles nous aboutissons. Question préliminaire pour le tribunal : le demandeur a-t-il exécuté les obligations pécuniaires auxquelles il est tenu envers le défenseur ; en cas de réponse négative, sursis à statuer jusqu’à ce qu’il l’ait fait.
Le tribunal examinera ensuite les chances de réconciliation ; s’il en reste, il refusera la conversion. Il la refusera aussi si le défendeur présente des objections sérieuses, et en parti-
culier, s’il s'oppose au divorce à cause de ces convictions-
1. Nous avons dit déjà qu’il semblait que cette loi du 14 sept. 1942, avait été faite pour un cas particulier.
catholiques. Enfin il la refusera, même en l’absence d’opposition du défendeur, s’il existe des enfants légitimes, alors même—
et nous dirons peut-être alors surtout — que le demandeur solli-
cite la conversion pour légitimer, par un nouveau mariage, un enfant adultérin.
Tout cela tend à restreindre les cas où la conversion sera
prononcée. Tout cela est dur pour l'époux coupable ; on nous accusera peut-être de parti pris, nous ne nous en défendrons pas. Nous touchons ici des problèmes extrêmement importants, et sur ces problèmes, il faut prendre parti ; nous avons pris parti hardiment dans le sens le plus favorable aux valeurs spirituelles et familiales qui seules font la grandeur des
sociétés.
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