V. par exemple, Paris, 8 août 1893, D
3. Trib. civ. d'Orléans, 25 février 1885, D. 86.2.94; — Aix, 22 avril 1885, D. 86.2.84 ; —- Nancy, 15 avril 1896, D. 99.2.129. ;
4. De plus, l’existence de ces deux demandes de conversion faisait présumer fortement l'impossibilité de réconciliation, considérée comme déterminante par la jurisprudence.
94 LA CONVERSION DE LA SÉPARATION DE CORPS EN DIVORCE intervenue. On ne voyait donc plus quelle utilité pouvait présenter une demande reconventionnelle.
Depuis la loi nouvelle, cette utilité reparaît toutes les fois que, étant donné la qualité de l’époux qui a formé la demande principale, la conversion est facultative !. Aïnsi donc, deux cas : si la conversion est demandée par l’époux contre qui la séparation a été prononcée, le tribunal peut la refuser, et l'époux innocent a donc intérêt à intenter une demande reconventionnelle, dont il est sûr qu’elle aboutira ; également si la conversion est demandée par l’un des époux entre lesquels est intervenu un jugement de séparation prononcé aux torts réciproques, l’autre pourra former une demande reconventionnelle, car il a peut-être plus de chances de réussir que son conjoint ?. Ù