‹ La cuisine classique (volume 2)Chapitre 794 sur 814 · PLANCHE VINGT ET.UNIÈME. — TRITON · texte numérisé non relu

PLANCHE VINGT ET.UNIÈME. — TRITON

\allant de haut en bas, mais en les arrétant au centre par un boudin en grai

afin de donner au socle l’aplomb nécessaire. Cette abaisse est supportée par quatre pieds en bois tourné ; elle est décorée sur son épaisseur. Les deux abaisses du socle sont reliées entre elles par trois solides soutiens en bois, dont l’un se trouve masqué par des feuilles aquatiques, tombantes, disposées entre les deux abaisses: les deux soutiens latéraux sont masqués de graisse et modelés en forme de tronc d’arbre ; aux deux extrémités de la planche supérieure sont disposés, en bordure pendante, de petits liserons irréguliers et des herbes aquatiques; les liserons sont formés avec des fils de fer étamés, de différente épaisseur, trempés dans la graisse. Les herbes sont imitées en graisse. La surface de la planche supérieure est masquée avec du papier blanc. Le plat de poisson porte directement sur cette abaisse.

1282. Socle profilé, aux guirlandes. (Dessin n° 152.) — Ce socle est profilé sur un mandrin de forme ovale, construit dans le genre de celui représenté par le dessin n° 408. La frise est saillante, inclinée, masquée de graisse ; elle est toute blanche, ainsi que le socle; elle est décorée au cornet avec de la graisse rose ou verte. Autour de la coupe du socle sont suspendues de petites guirlandes blanches ou nuancées; ces guirlandes peuvent être en pastillage, en ce cas levées à la planche; si elles sont en graisse elles peuvent être poussées au cornet sur un ruban, puis suspendues à la coupe par une petite cheville en bois qu’on rend invisible, en la masquant avec un bouton en graisse. Quand le socle est profilé et décoré, on le pose, en le collant solidement, sur un fond en bois, également masqué de graisse, décoré, porté sur quatre pieds, en bois tourné. On dissimule les jointures du socle et de l’abaisse avec une chaîne de petites boules nuancées.

1283. Socle taillé, à anses, (Dessin n° 169.)— Ce socle est établi dans les proportions de 60 centim. de longueur sur 80 de hauteur, Le mandrin est construit dans le genre de celui représenté au n° 106.— Ja frise de ce socle est

montante, à cannelures plates, arrondies sur le haut, légèrement évasées. La coupe du socle est ornée avec une bordure en graisse, découpée à jour. Les anses sont modelées en graisse sur un fil de fer épais, solidement fixé dans le mandrin. — La base du socle est en bois massif, masquée bien lisse, décorée au cornet sur son épaisseur, ornée en dessus avec une chaîne de petites boules en graisse; la jonction de la coupe et du pied est indiquée par un boudin en relief orné de perles en graisse. — Pour produire son effet, ce socle doit être tout blane, lisse, régulier, correct. Les anses doivent être modelées avec goût, les cannelures et les bordures coupées nettement.

1284. Socle modelé, à anses. (Dessin n° 170.) — Les socles modelés sont plus faciles à varier que les socles profilés, mais ils sont aussi difficiles à exécuter. La forme du mandrin contribue beaucoup à la légèreté des socles ; il importe donc de les choisir avec discernement, maissurtoutsans perdre de vue la solidité del’ensemble; mieux vaudrait sacrifier quelque chose de la forme, plutôt que de les constituer dans des conditions de solidité douteuse ou hasardée. — Le socle représenté par le dessin est de forme ovale, tout blanc: il doit avoir 60 centim. de ong sans les anses et 30 centim. de haut; son ornementation est simple mais élégante, d’un bel effet, si les cannelures sont saillantes et nettes, — Pour opérer il faut prendre un mandrin dans le genre de celui représenté au n° 106, le renverser sur une planche, la coupe appuyée contre celle-ci; le masquer avec de la graisse travaillée, en ébauchant à peu près le profil que doit avoir le socle, mais dans des conditions plus larges, afin de faire d’avance la part du déchet; on laisse bien refroidir la graisse, pour parer correctement l’ensemble, en observant que la couche de gra le mandrin ne soit pas plus épaisse d’un côté que de l’autre. Quand le mandrin est entiè le socle pour introduire dans les cavités ménagées aux deux bouts du mandrin, deux anses recourbées; on masque également celles-ci avec de la graisse, on modèle ensuite à chaque anse une tête d’aigle ou de tout autre animal. Cela fait, on découpe la frise, en gros cannelons inclinés, réguliers, coupés droit sur le bout. Le bas de la coupe du socle, à sa jonction avec le pied, est orné avec quelques feuilles imitées. — Ce socle, simple dans ses détails, est d’un effet très-gracieux.

e appliquée contre ement masqué, on retourne

1285. Socle taillé à perruches. (Dessin n° 176.) — Ce socle est de forme ovale, à fond blanc, construit sur un mandrin représenté par le dessin n° 106; sa hauteur est de 42 centim., son diamètre de 38 centim., sans les anses — Pour opérer, il faut masquer le mandrin avec une couche très-épaisse de graisse travaillée, de façon à lui donner d’abord la forme d’une corbeille ovale, unie; on découpe ensuite le tour et la base de cette corbeille en gros eannelons, se, taillé en corde; ce boudin peut être roulé à la main et rapporté. Pour tailler ces cannelons d’une manière régulière, il faut d’abord les tracer avec un

‘ébauchoir après avoir mesuré la distance. La frise pendante doit être tenue un peu inclinée, afin de pouvoir

appliquer sur sa surface une belle guirlande, imitée avec des fleurs modelées en graisse blanche, entremêlées avec des feuilles vertes, aussi imitées. Aux deux extrémités du socle, on fixe 2 anses en fer ou en bois, on les masque avec de la graisse pour les modeler en même temps que les perruches, dont la carcasse en fer doit être adhérente aux anses. — Quand le socle est à peu près terminé, on le fixe sur un plat, on décore le boudin du milieu avec quelques petits ornements modelés en graisse rose, ou poussés au cornet; on l'entoure, à sa base, avec une couronne de feuilles et de fleurs, également en graisse.

1286. Socle {Char de Neptune. (Dessin:n° 149.).— Cette pièce appartient à un'genvé nouveau, inauguré dans les cuisines de larcour dé Prusse. Ce socle peut figurer avec distinction sur la table d’un grand buffet.

Le socle sé Composetde trois abaisses de forme longue, arrondies-sur les bouts:La plus large, celle du bas, est portée sur quatre pièdstqui se trouvent dissimulés par la bordure en graisse formant la bäse. Les deux autres abaisses formentgradin, c’est-à-dire que celle du haut est plus étroite et moins longué que-cellé du milieu; elles sont reliées-entre-ellés par de solides soutiens : la solidité dans la construétiont dés mandrins est: une chose trop essentielle pour négligér d'en faire ressortir l'importance. n 5 .

L’épaisseur et la: distance des. deux abaisses supérieures est masquée avec.de la graisse imitant tne-chute d’eau. — Sur l'avant de l’abaisse supérieure sont groupés deux chevaux marins conduits par Neptune, tenant les rênes à la main, debout, les pieds appuyés sur un char de fantaisie, imité avec une grosse coquille en graisse. Les chevaux sont en graisse massive, modelés à la main, mais les têtes peuvent être coulées. — Le Neptune, est également modelé sur un épais, fil de fer fixé sur l’abaisse supérieure. Le trident qu’il tient à la main doit servir à consolider le bras, car ce trident n’est autre chose qu’une tige de fer trempée à plusièurs reprises dans de la graisse dissoute. Ce n’est que par ces précautions indispensables qu’il est possible de donner au sujet la solidité voulue: La grosse coquille est modelée sur une abaisse'en bois, se rattachant également à ’ abaisse supérieure pa un lien en fer ou en bois. L’arrière de la coquille et l’avant des. chevaux marins sont ornés avec une branche de corail imité avec de la graisse rougie : les roues sont également imitées en graisse, mais blanche; elles peuvent être coulées. Les chutes d'eau sont modelées en graisse ou enlevées sur une empreinte creuse, d’après la même méthode appliquée au pastillage. Un homard euit est disposé à l’arrière du char : le ‘ton vif et éclatant des coquilles de homard et de crevettes tranche agréablement sur le fond mat de la graisse. Il est bon aussi de distribuer par-ci par-là quelques bouquets de persil frais, bien vert.

1287. Socle à double frise, à jour. (Dessin n° 173.) — Ce socle est établi sur un mandrin de forme ovale, à base épaisse et massive. Le corps du socle forme un vase, s’il est en bois il doit être vide; il peut être en carton-pâte, mais les deux abaisses doivent être reliées par un solide soutien. La base, masquée de graisse, est coupée au couteau ; elle est ornée en dessus d’un épais cordon modelé en graisse; le pied et la coupe du vase sont reliés par un boudin en relief formant bordure. — La double frise est modelée à l’ébauchoir contre l'épaisseur de l’abaisse supérieure; pour qu’elle produise tout son effet, elle doit être régulièrement percée, bien.évasée; celle du haut doit être un peu moins.large que ‘celle du bas. Les petites boules placées sur l'épaisseur: de la!frise sont modelées à la main, assemblées-sur une petite tige en bois blanc, puis piquées sur les contours du haut.et du bas..— Ge socle, sans être d'une-exéeution difficile, exige, cependant ‘béaucoup de précision: Dans sa simplicité emma ilest d’un style très- distingué, il.produit plus d’effet.en’nature que dessiné:

1288. Soele: à à-double frise, taillé. (Dessin n° 174. )—-Ge socle .est construit sur un mandrin,:dans les mêmes proportions: ‘que Je précédent: L’abaisse inférieure est en bois massif..Le corps du socle forme une, coupe à boudin en relief. Liabaisse supérieure.est légèrement inclinée. — Le mandxin.est d’abord masqué de graisse molle, dans des limites en-repport avec.la forme que, le socle doit-avoir. Quand, la graisse,est,raffermie, le socle est dégrossi, on le renverse ensuite,sur un appui. élevé pour tailler au couteau la frise supérieure; la,cannelure de la frise est légèrement inclinée; mais-cette inclinaison part du centre se dirigeant vers les bouts; des cannelons sont,doubles; les gros. cannelons-arrondis sont alternés par un petit. Quand cette partie .de la frise.est. taillée, on renverse le.socle pour-taillér Pautre plus à l'aise :les «deux frises sont évasées, maiscelle d'en haut.est moins:large et-plus:droite que «celle.d’en bassrelles sont reliées par.un.cordon imité.en graisse, Nenant.se nouer.sur le.ce TLa base.du socle venant aboutir sur l’abaisse inférieure est: aussi cannelée, mais en creux. — Ge socle bien- fini est d'une simplicité élégante, très-distinguée. Les praticiens intelligents doivent s'attacher à en étudier les détails.

1289. Socle militaire. (Dessin n° 166.) — Ce socle est formé surun mandrin de forme 6vale, représenté par le dessin n° #06, dont'la frise est'inclinée; il a sur chaque bout une anse ‘en relief, lsur lesquelles sont modelées les têtes de chevaux, Jécéntre de la frise est orné avec des emblèmes guerriers posés®en. relief uc’est-à-dire modelés séparément. Iféspacé idée ‘ëntre ces ornements et les têtes de chevaux est orné avetunérguirladde de feuilles-de chênerétidelduridr/fnitées én graisse, La surface supérieure du sotletest ornéeravecune borduré!montante, ‘eñ graisse: Eù base dusocles immédiatement au-dessous de la frise, estégalément ofnée avec une/borduïe pendänte, ‘en graissé;découpée à jodrt—L'abaisse inférieure, en bois massif, masquée de graisse, se ‘trouve! cachée par des ‘atinibuts ‘de guerre. ‘Un cañon 7 sur ses roues, est re Se chaque côté.

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PLANCHE VINGT-DEUXIÈME. — NPPRUNE: : … nef cu SUiulsE sg

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147. Pain Jsabelle 146. Bastion danguilles, 149. Char de Neptune.

150. Tronçon de saumon àla parisienne 151. Tranches de saumon.

1290. Socle à nymphes: (Dessin n° 168.) — Ce socle: est de forme ovale, très-dégagé, élégant, Le buste: des nymphes est modelé sur place, sur une anse adhérente au mandrin, arrivant jusqu’à la hauteur des bras; ceux-ci sont modelés sur d’épais fils de fer rattachés à l’anse. Le plat doit être aussi léger'que possible. La frise du socle est masquée par des feuilles d’acanthe, se détachant des deux bouts; la base forme une espèce de grotte à cascade, abritant de petits pêcheurs; l’eau qui tombe’des coquillesest imitée em gélatine ramollie. La surface supérieure est

entourée avec une bordure en graisse, coupée à jour à l'emporte-pièce.

1291. Socle aux cerfs. (Dessin n°177.) — Ce socle est construit sur un mandrin de forme ovale, à frise inclinée: à chaque bout de la frise est disposé un soutien en relief, en fer ou en bois, sur lequel les têtes de cerfs sont modelées. On trouve facilement dans le commerce des têtes de cerfs en papier mâché d’une grande ressemblance. Avec ces têtes, on peut faire un moule, pour les couler ensuite en graisse; les bois sont modelés à la main sur un épais fil de fer. Les têtes de cerfs sont entourées à leur base avec une couronne de féuilles de chêne imitées en graisse. Le centre de la frise est orné avec des attributs de chasse en relief, modelés 4 là main. De chaque côté est disposée une tête de chien, également en relief; des groupes de gibier sont suspendus sur les deux bouts; ces animaux peuvent être coulés en graisse ou modelés. — Le dessous de la frise est orné avec une bordure à jour. La base du socle est dissimulée sous un tapis de feuillage en relief, imité en graisse blanche. — Ce socle s'adapte fort bien pour pièce de milieu dans un dîner de chasse.

1292. Socle à cascade. (Dessin n° 143,) — Ce socle est de forme ovale, il est monté sur une large abaisse posant sur quatre pieds. Cette abaisse est ornée avec une bordure en graisse découpée à jour. Le socle est formé par deux gradins imitant des cascades; l’eau est imitée avec de la graisse blanche, modelée ou levée à la planche. — Les dauphins et les coquilles placés aux deux bouts sont coulés en graisse. Les deux coquilles laissent échapper de l'eau; cette eau est imitée avec de la gélatine ramollie. — Ce socle, d’une grande simplicité, est d’un effet trèsagréable sur un buffet de bal.

1293. Socle aux aigles. (Dessin n° 183.) — Le mandrin de ce socle a 60 centim. de long sur 35 de haut, mesure prise sur le bord inférieur de la frise ; ce mandrin est construit à peu près dans la forme du profil du socle. — La frise du socle est inclinée, elle est ornée avec une belle guirlande de feuilles de chêne et de laurier imitées en graisse. À chaque bout de la frise est fixée une boule en graisse sur laquelle repose. un aigle aux ailes déployées. La boule est massive; elle est modelée sur une tige en fer, assez haute pour servir de soutien aux aigles. Ces aigles sont modelés sur place. La tige en fer doit avoir deux rameaux disposés de façon à servir de soutien intérieur aux ailes. La base de la frise est ornée avec une bordure pendante, coupée en pointe. — Le pied du socle est à double cannelure, reliée par un boudin. La base est formée en couronne de fleurs, entrelacées par un ruban. Cette couronne est modelée sur une abaisse en bois massif, de façon à donner un appui suffisant au socle.

1294. Socle aux écureuils (Dessin n° 184). — Le mandrin de:ce socle est formé par deux abaisses de forme ovale, reliées par un soutien en bois. L'abaisse supérieure est à rebords inclinés, sur lesquels sont groupés des feuillages imités en graisse blanche. A chaque bout de l’abaisse, est fixé un écureuil modelé, tenant une truffe noire dans ses pattes. Sur le centre de la frise, est posé un petit oiseau se défendant contre un reptile. La surface supérieure est bordée avec de petites boules blanches..— La tige de soutien est modelée: en tronc d’arbre, L’abaisse inférieure est dissimulée par des feuillages, au milieu desquels est un nid d'oiseau avec des œufs dedans. — Ge socle;, d’un très-bel effet, n’est pas d'une grande difficulté d'exécution.

1295, Socle des saisons, (Dessin n° 180.) — Le mandrin de ce socle est. de forme ovale,, construit. dans le genre représenté au dessin n° 406. Le socle 3.35 centim. de haut sur 60 de long. La friseest prise en partie sur l'épaisseur de la coupe. Les ornements, les:fleurs, les fruits, les feuilles sont imités en. graisse blanche: la bordure pendante, en dessous de la coupe supérieure, est cependant ornée avec un liseron de. graisse de couleur vert-tendre, roulé très-mince, régulièrement enlacé. — Les bustes représentant les saisons, placés aux deux bouts du socle,, sont coulés en graisse et retouchés; les bras coulés ou modelés séparément sont, rapportés; ces. bustes sont solidement soutenus, en dessous, par une tringle de fer fixée dans le mandrin. — Les fleurs sont imitées.en graisse. Les instruments d'agriculture, la ruche et les autres détails sont modelés séparément, puis groupés sur la frise. Le pied du socle. est.orné. avec du. feuillage:

1296. Socle hallali. (Dessin n° 165.) — Ce socle est très-compliqué, d’une exécution minutieuse. Le mandrin se compose de deux abaisses en bois, de forme ovale, reliées par trois tringles en fer, disposées de façon à imiter des tronçons d’arbre, après avoir été masquées de graisse. — La frise est légèrement inclinée, parsemée de branchages, de mousse et de feuillage imités en graisse blanche; les arbres et le feuillage sont modelés, en partie, sur place ;

le cerfet les chiens sont ébauchés séparément, finis sur place; ils sont maintenus à l’aide de petites tiges de bois, dissimulées au regard par du feuillage. Au pied du-socle.se trouve un sanglier fuyant devant un chien. La base du socle est entourée d’une barrière à.jour exécutée avec des branches d’arbre imitées; tous ces détails sont exécutés à la main avec de la graisse blanche. Quand ces grands socles sont destinés à.être servis sur.des buffets ne devant être vus que d’une face, on peut se dispenser de les finir sur les deux côtés.

1297. Socle nautique. (Dessin n° 178.) — Le mandrin de ce socle est de forme ovale; il se compose de deux abaisses en bois, reliées entre elles par un support. Sa hauteur est de 35 cent. sur,60 delong; la frise est inclinée. Les deux extrémités du socle représentent la proue.et la poupe d’un navire, genre antique, modelé en graisse. Au centre de la frise est placé un cygne modelé, entouré de feuilles et de plantes aquatiques, ayant à ses côtés deux figures allégoriques représentant deux. fleuves. Les bords de la frise sont composés avec des coquilles imitées en graisse, d’où s’échappe de l'eau imitée en gélatine ramollie, coupée en’ filets minces. — La base du socle est formée par quatre dauphins entourés de plantes aquatiques. — L’abaisse inférieure représente un bassin, dont les bords irréguliers laissent échapper de l’eau, imitée par de la gélatine ramollie. Tous les détails du socle sont saupoudrés avec de l’aventurine blanche, appliquée à l'aide d’un blaireau.

1298. Socle aux chimères. (Dessin n° 171.) — Le mandrin employé à la construction de ce socle est de forme ovale, semblable à celui représenté au dessin n° 106; il est recouvert de graisse blanche; la frise est inclinée et cannelée à plat. Les cannelons sont penchés à droite et à gauche; le centre est occupé par un écusson, entouré de feuilles'de laurier, imitées en graisse. Un boudin en torsade relie le pied avec la coupe du socle. — Les chimères des bouts sont modelées sur place, traversées à l’intérieur par un gros fil de fer, les tenant solidement fixées au mandrin : une volute modelée leur sert de support. — Le pied et le dessous de la coupe du socle sont masqués en graisse rose, décorés en blanc. La bordure pendante est découpée à jour sur une bande de graisse, à l’aide d’un coupe-pâte trempé à l’eau chaude. La base du socle est massive, masquée en graisse nuancée; elle est ornée en dessus avec une belle couronne de roses imitées en graisse blanche, entremêlées avec des feuilles de même nature.

1299 Socle à hérons. (Dessin n° 172.) — Ce socle est construit dans les mêmes proportions que le précédent ; il à 35’centim. de haut sur 60 de long. — La frise est découpée en grosses cannelures carrées, plates, arrondies sur les bouts. — Les hérons sont modelés sur place, sur une épaisse tringle en fer recourbée; les ailes des hérons sont aussi, maintenues à l’aide d’un fil de fer se rattachant à la tringle. Les hérons ont tous lés deux une patte allongée, formant appui sur la base du socle. Cette base, en bois massif, est recouverte avec une épaisse couche de graisse, puis taillée à cannelons aigus et tranchants, — Un boudin en graisse modelée relève la coupe et le pied du socle. Ce socle est d’un effet attrayant, dégagé, original; il a été exécuté dans les cuisines de la cour de Prusse dans les mêmes conditions qu’il est représenté.

1300. Socle à double bastion. (Dessin n° 136.) — Ce socle est de forme ovale, à fond blanc; il a 80 centim. de long sur 45'de-hauteur. —%e mandrin se compose de deux planches épaisses, de forme ovale, reliées par une douille en bois: cette douille est dissimulée par quatre tourelles groupées, imitées en graisse. — Sur les deux bouts de l’abaisse inférieure sont fixés deux obusiers imités en graisse; ils sont entourés, des deux côtés, par des gabions également imités en graisse. — L’abaisse supérieure est bordée en créneaux; elle est flanquée par deux petites tourelles en graisse, modelées sur un appui en bois, adhérant à l’abaisse, mais dissimulé au regard. Ce socle simple, d’une exécution facile, est néanmoins d’un fort joli effet.

1301, Socle bastion moderne. (Dessin n° 167.) — Ce socle est représenté dans son état de confection originelle, c'est-à-diré sans garniture; on peut ainsi plus facilement en étudier la construction et les détails. — Le socle est de formé ovale, construit sur un mandrin à frise, masqué en graisse bien blanche, ayant la base élevée, portant sur son: centre‘deuxtgradins. erénelés et sur le haut un sujet modelé, représentant deux: enfants en lutte. Aux deux bouts de la frisesont posés deux obusiers en graisse; sur le centre est disposé un écusson-entouré avec des attributs guerriers. —Laifrise est une-imitation du blindage moderne. — La base est à-créneaux et à à meur trières ; les parois sont carrelées: — Les deux gradins sont aussi à crénaeux et càrrelés! — Ce socle, établi sur de larges 27) constitue une pièce‘de milieu, dans un banquet militaire, ou sur un buffet de bal.

1302. Socle bahion: (Dessin n° 151.) — Ce socle a 20 centim. de haut sur 30 de large, sa forme est carrée ; le fond est en graisse blanche. Le mandrin est tout simplement formé avec une caisse carrée, coupée un peu en pointe,

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