‹ La cuisine classique (volume 2)Chapitre 797 sur 814 · PLANCHE VINGT-CINQUIÈME. — COCHON DE LAIT · texte numérisé non relu

PLANCHE VINGT-CINQUIÈME. — COCHON DE LAIT

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pièce soit wraitée dans de justes proportions. Les trophées sont toujours montés sur de petits socles au centre desquels la pièce principale est placée en évidence, entourée des accessoires qu’elle comporte.

1332. Trophée à casque, en graisse. (Dessin n° 170.) — Ce trophée est composé d’un casque antique, posé sur une cuirasse; ceux-ci sont entourés, sur l’arrière-plan, par deux drapeaux et deux boucliers disposés en éventail. — La cuirasse et le casque sont découpés au couteau ou modelés; les boucliers et les drapeaux sont décorés au cornet. — Les hampes des drapeaux sont formées’ avec des tiges en bois, peintes en blanc, masquées de graisse. Les drapeaux sont imités avec de la graisse amincie, à l’aide d’un morceau de glace plat et lisse, sur une serviette humide, étalée sur une table; cette graisse est ensuite coupée, pour être adaptée à la hampe de chaque drapeau, en la plissant. Les lances des hampes peuvent être imitées en bois et masquées de graisse. Les haches et les couronnes de laurier sont également imitées en graisse.

1333. Trophée à aigle. (Dessin n° 166.) — Ce trophée est composé d’un aigle aux ailes déployées, posé sur un obusier, entouré avec des armes, des drapeaux et des gabions; il est encadré, à sa base, avec une couronne de feuilles, imitées en graisse. Le trophée est monté sur un appui en bois. — L’aigle peut être coulé en stéarine, ou modelé en graisse. Les drapeaux sont en graisse, montés sur une hampe en fil de fer. L'obusier peut être ou modelé ou coulé. — Les planches 50°, 54°, 52°, contiennent divers modèles de trophées, pouvant être imités en graisse.

1334. Animaux modelés, en graisse. — On peut modeler les animaux en graisse ou en beurre; on peut aussi les couler pour les retoucher énsuite, mais le plus généralement on les modèle; on peut ainsi mieux régler les dimensions et la pose avec l'emploi qu’on leur destine.

Pour modeler un animal dans les conditions voulues, il faut avoir une certaine pratique de ce travail et ne pas se risquer, pour le début, sur des sujets difficiles ou compliqués; il faut surtout opérer avec des modèles sous les yeux. Quand on entreprend des pièces semblables, il faut avoir du temps devant soi; dans des cas pressés, il est plus convenable de s’attacher aux sujets simples ou moulés.

Les animaux modelés, appliqués comme sujets dans l’ordre culinaire, n’ont pas besoin de cette précision mathématique de certaines compositions, dans les détails surtout; mais il faut s'attacher à leur donner une expression sérieuse et vraie. Le beurre se prête assez bien au modelage des animaux, mais avec cette matière il est plus difficile de leur donner de la légèreté. Le beurre employé à cet usage doit être choisi d’une belle nuance et bien épongé.

1335. Cheval en graisse. (Dessin n°165.) — Pour modeler ce sujet, il faut d’abord choisir une planche en carré long pour lui servir de socle, et sur cette planche, fixer solidement à hauteur voulue, une carcasse en bois ou en graisse ordinaire; c’est sur cette carcasse qu'on ébauche le corps du cheval, en le grossissant avec de la graisse. On ébauche ensuite les quatre pattes, le cou et la queue, en donnant à l'animal l’aplomb nécessaire. La base du sujet imite un rocher. Le corps du cavalier est modelé séparément, mais jusqu'aux genoux seulement; les jambes sont ajustées en leur donnant l'écartement nécessaire, mais seulement alors que le torse du cavalier est posé sur le cheval; il faut avoir bien soin de soutenir ce torse en le fixant à la carcasse avec une tige en bois ou en fer. Quand le sujet est ébauché dans les proportions voulues, et bien d’aplomb, 6n le termine à l’ébauchoir, en lui donnant la vigueur indispensable. Les étriers, les éperons, les brides sont modelés séparément; la crinière et la queue du cheval sont modelées sur place, mais la queue doit être soutenue intérieurement avec une petite tige en fer; la tige soutenant le cheval, au-dessous de l’avant-corps, doit être dissimulée aux regards par des feuilles imitées en e.

Le chevreuil, le sanglier et le lion représentés aux dessins n° 473 et n° 174 sont aussi des exemples à consulter. — Quand les sujets sont terminés, il convient de les repasser sur toutes les surfaces avec un pinceau trempé à l’eau tiède.

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1336. Sujets en graisse, coulés. — À l'égard des moules en plâtre, on procède au coulage des sujets en graisse, d’après la même méthode que pour couler les socles. Dans les moules en plâtre, on peut couler des sujets pleins ou vides selon qu’on opère avec la graisse ou la stéarine. Dans les moules en gélatine, on ne peut couler que des sujets pleins.

Pour couler les sujets en graisse, il faut observer que cette graisse, quoique liquide, ne soit que tiède; chaude, elle pourrait altérer les formes du moule; cette graisse doit être préparée dans les conditions prescrites plus haut, puis travaillée et blanchie par les procédés ordinaires, et enfin liquéfiée au point voulu en la chauffant. — Les sujets coulés dans les moules en plâtre, quels qu’ils soient, peuvent et doivent toujours être retouchés à l’ébauchoir, pour leur donner de la vigueur et en faire ressortir l'expression.

1337. Lion en graisse, (Dessin n° 174.) — Le lion représenté par le dessin est un des sujets les plus distingués.

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Il peut être coulé, car le moule est sans‘ doute dans le commerce. Quant à le modeler, il est évident qui faut être très- adroit, très-expert en modelage pour le rendre dans toute sa perfection. Mais enfin ce n’est pas là un de ces sujets inabordables; le praticien intelligent trouve toujours le moyen de se tirer d'embarras. D'ailleurs, dans tous les pays on est à même de recourir à la science d'un modeleur, sinon pour exécuter le sujet en entier, du moins pour le finir, pour lui donner ce qu’on appelle la vie. Dans’le travail, tous les moyens sont bons pour atteindre son but : le but c’est d'arriver à faire bien.

1338. Sanglier en graisse. (Dessin no 173.) Le moule-en plâtre de ce sujet est facile à trouver. Le sujet est un de ceux sur lesquels lés jeunes gens doivent exercer leur science de modeleur;:car il n’a rien de bien difficile; néanmoins il convient ‘de travailler: aveé-un: modèletsous. les yeux: — Ce sujet doit être coulé en graisse pintôt qu’en stéarine, car même alors qu'il est bien coulé il nécessite certaines retouches. = La graisse employée au coulage de ces sujets. doit, être d'une loerneenEe irréprochable. — Le Rte est porté sur une base en bois, masquée de graisse.

1339. Groupe d'enfants, en'graisse! (Dessin! n° 144.) —Legroupe est composé avec-5enfants, coulés en graisse, puis retouchés et groupés én pyramide. Lemême moule peut donner:lés:5 enfants.-mais à condition de donner à chacuni une expression différente,"en, coupant les bras, les jambes, les têtes, pour les-:reformer, et leur donner une pose particulière. Un point sur lequel il est bon de porter la plus grande attention, c’est la solidité. Il ne suffit pas que lé sujet soit gracieux, il faut surtout qifil soit à l'abri de tout danger.

1340. Enfants pour jet en graisse, (Deséin à n° 140, 142.) — On trouve: dans le commerce une grande-variété de moules en plâtre, d'enfants, n'ayantrbesoin d'aucune retouche, pouvant être coulés en:graisse ou en stéarine. Les deux sujets représentés: sont Coulésienr partie én: graisse, puis retouchés. Pour quelqu'un qui à l’habitude de ce travail, il est facile, -avec:üniseul; moule; dé produire une: infinité de sujets dans des poses différentes et avec une expression toute particulière. :

1341. Meroure jen, graisse: (Dessin-n° 214.) — Ce sujet, très-joli, est d’une exécution délicate: il est coulé. en graisse, en plusieurs pièces. Ces pièces sont ensuite rapportées, et le sujet retouché. Mais avec un moule bien fait, on peut également le couler en stéarine, ce qui est préfér. able, au point de vue de la solidité. — Le Mercure est appuyé sur une boule en graisse, lui servant d'appui; pour plus de sûreté, il faut traverser la boule avec un fil de fer qui pénètre jusque dans la jambe du sujet.

1342. Obélisque en graisse. {Dessin n° 209.) — Les moules à obélisques sont en plâtre; les sujets peuvent être coulésengraisse ou en,stéarine; cette dernière est préférable, parce que ces sujets n’ont pas besoin d’être retouchés. Ils sont en outre-plus one Lastéarine peut être blanche ou nuancée.

1343. Minerve en graisse. (Dessin no 210 )—TLes moules à Minerve sont en plâtre. Les sujets peuvent être coulés en stéarine ou en graisse. Le bouclier ét la lance sont rapportés.

1344. Faune en graisse. (Dessin n° 116:) — ‘À défaut’dé moule spécial, on peut exécuter ce sujet à l’aide d’un enfant moulé en graisse, ‘atquel on change‘les jämbés! Lé‘point essentiel consiste à donner au sujet l’aplomb et la solidité He es Ce Es doit no être maintenu par un appui, en fil de fer ou en: bois, dissimulé.

1345. Triton eh-graisse. (Desin n° 148.) — ie triton placé c comme sujet sur la die de saumon représentée à la pléiiche Mwtrest: d'un: très-joli efféf:: il est ‘en graisse, le buste.et-la tête. sont coulés, mais. retouchés; la partie inférieure du corps ést modeléé sur place:

1346. Dauphinsen graisse. (Dessin n° 143.) — Les dauphins placés comme sujets de la ‘pièce principale peuvent être conlés énéraisséiou énstéarine {ik existe une: grande. variété .de moules à dauphin, de toute forme et grandeur. Oüand les dauphins sont coulésen graisse, on peut toujours les.orner ayec quelques. détails qui leur donnent plus de vie et de relief:

1847. Casque en graisse, (Dessin n° 137.) — Les casques peuvent être coulés dans des moules en plâtre, avec de la graisse, ou bien coupés au couteau; dans les deux cas, il est indispensable de les décorer, soit au cornet, soit avec des ornements rapportés. Le casque représenté DE le sujet est de forme antique, surmonté d’un aigle: il est posé sur un coussin.

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