‹ La cuisine classique (volume 2)Chapitre 798 sur 814 · PLANCHE VINGT-SIXIÈME. — CHASSE · texte numérisé non relu

PLANCHE VINGT-SIXIÈME. — CHASSE

165. Pain de gibier à la Sthubert. 166. Galantine de dinde, la francaise .

1348. Renard-et corbeau, en graisse, (Dessin n° 138.) — Ce sujet est en graisse, modelé; ilestmonté.sur une base en bois, masquée.de graisse. L'arbre est modelé sur une tige en fer, fixée sur une abaisse en bois; le corbeau est soutenu intérieurement avec.un fil de fer, prenantson appui.sur la tige inférieure de l'arbre. Lerenardestégalement modelé. Pour être.gracieux, es sujets doivent être bien composés et finis avec goût.

1349. Corne d’abondance, en graisse. (Dessin n° 158.) — Pour rendre le sujet plus léger, la corne peut être modelée sur un appui en carton-pâte, ou même en pain. L’extrémité de la corne, imitant la tête d’un aigle, est modelée sur place. La partie allongée de la corne peut être décorée au cornet. La bordure de l'ouverture peut être rapportée.

1350. Cygne en graisse. (Dessin n° 157.) — L'avant-corps et le cou du cygne peuvent être modelés sur un appui en bois, sur lequel est adapté un fil de fer recourbé ; c’est sur ce fil de fer que le cou du cygne est modelé en graisse. Les‘ailes sont aussi en graisse, mais modelées sur un appui quelconque, afin de leur donner l’aplomb et la solidité nécessaires.

1351. Portiques. (Dessins n°5 125, 126, 127.) — Les trois dessins produits à la planche 19%° peuvent donner une idée exacte de ces pièces d'ornement si utiles dans certains cas. Ces portiques sont formés en quatre pièces : l’arceau, les chapiteaux, les 2 colonnes, le soubassement. Les uns et les autres sont coulés dans des moules en plâtre; cependant les arceaux peuvent être coupés au couteau, puis ornés avec de petits détails, découpés ou poussés au cornet. Le soubassement est une pièce simple qui peut être coupée au couteau, si élle est en'toute graisse, mais ilest des cas où élle doit être en bois, plaquée avec des bandes en graisse. — Les colonnes des portiques forment, avec les 6 autres colonnes , le complément des différents ordres les plus usités dans l'ordre de cette ornementation.

1352. Colonnes en graisse. (Dessins n° 128, 129, 130, 131, 132, 133.) — Les colonnes jouent.un grand rôle dans l'ornementation du froid et.de la pâtisserie. Elles sont souvent appliquées et donnent toujours de l'élégance aux pièces. On trouve dans le commerce des moules à colonnes de tous les-ordres et.de toute dimension ; mais quand on veut les appliquer à des sujets spéciaux, exigeant des proportions ou des détails particuliers, le plus simple c’est d'en modeler une en cire pour en faire Je moule .en plâtre. Un moule à colonne.est d’une confection si simple que tout le monde peut l’exécuter.— Les colonnes représentées par des dessins appartiennent à plusieurs ordres anciens et modernes; elles sont établies dans des proportions justes et peuvent servir de modèles. — Les colonnes coulées en graisse doivent être pleines, celles-en stéarine peuvent être vides.

1353. Sujets en tétine, taillés. — Les sujets taillés sont d'un très-joli effet ; mais c’est là un travail réclamant beaucoup d’aptitude et de pratique; ceux qui veulent se familiariser avec ce genre doivent débuter par des sujets simples, et s'attacher plutôt à bien faire qu'à faire beaucoup. Les sujets représentés aux planches 20% et 21° peuvent servir de modèles. 3

La graisse applicable aux sujets taillés est composée avec 200 gram. de saindoux pour 500 gram. de graisse de mouton. — Quand la graisse est dissoute, on la fait blanchir, puis on la coule dans des moules où tout autre ustensile, se rapprochant autant que possible de la forme des sujets à exécuter ; quad la graisse est raffermie, on démoule les pièces, les unes après les autres, en les rangeant à mesure sur un plafond couvert avec un linge pour les tenir sur glace; on les découpe ensuite à l’aide d’un petit couteau, mais en ne faisant qu’ébaucher les sujets ;

quand toutes les pièces sont ébauchées, on reprend les premières pour les terminer ; on assemble enfin les pièces, on monte les sujets bien d’aplomb, en les collant avec de la graisse maniée; mais les pièces légères ou élancées doivent être soutenues, à l’intérieur, avec de petites tiges en bois ou en fil de fer étamé.

1354. Fleurs modelées, en graisse. — Les roses, les camellias, les dahlias, les slochettes, les boutons et en quelque sorte toutes les fleurs peuvent être imitées en graisse; mais il convient de choisir de préférence celles qui, par leur nature, sont à même de produire le plus d'effet. À un homme intelligent, quelques essais suffisent pour l’initier à ce genre de travail; il n’en «est pas tout à faitide même pour obtenir des résultats parfaits; ce privilége ne peut appartenir qu'à ceux qui en font une étude suivie, et qui savent allier la persévérance avec l'application et Je bon goût.

Après avoir gratté la graisse, on lui donne.de la souplesse, en la travaillant sur une serviette préalablement mouillée, étalée sur une table bien lisse. Quand la graisse est maniée, On la colore en tout ou en partie, suivant la nuance qu'on-veut donner aux fleurs ; on procède alors à leur confection.

Pour exécuter une rose, par exemple, on prend de la graisse nuancée ou blanche, on la roule sur la serviette, en cordon de la grosseur d’un macaroni, On la divise transversalement en petites parties qu’on arrondit à la main, en petites boules; on abaisse celles-ci sur la serviette, à l’aide du pouce ou d'un morceau de giace lisse, en

imitant la forme d’une feuille ou pétale de rose: on détache ensuite chaque pétale avec l’ébauchoir ou la pointe d’un couteau, pour les appliquer contre un tampon en graisse maniée, fixé au bout d’une petite tige en bois, celle-ci, piquée sur un corps solide, de façon à la maintenir droite; c’est contre ce tampon qu’on monte la rose, pétale à pétale, dans l’ordre que la nature de lafleur exige et dont il est bon d’avoir un modèle sous les yeux.

Pour exécuter un bouton de rose, il faut d’abord le former avec quelques pétales colorés, puis l’entourer avec des feuilles vertes très-minces, “découpées avec un ébauchoir.

On monte aussi les dahlias, pétale à pétale ; quand ceux-ci sont abaissés minces, on les dispose en forme de petits cornets, en les fixant à mesure sur le bouton de là fleur, formé en graisse jaune ; sur ce bouton on applique d’abord une couronne de petits pétales et on continue en les grossissant à mesure ; on peut les mélanger et les colorer de différentes nuances. : L à

Les fleurs imitées sont ordinairement sans tiges, parce qu’elles sont destinées à être appliquées contre une frise de socle ou sur toute autre surface, en les entourant avec des feuilles vertes, également imitées en graisse. Ces fleurs doivent être gracieusement groupées, sans roideur, sans confusion, en ayant soin de distribuer les nuances avec discernement,

1355. Fleurs en cire, Les fleurs en cire sont d’une exécution plus simple que celles en graisse; la composition avec laquelle on les confectionne n’est autre chose que de la cire vierge, blanche, dissoute au bain-marie avec un cinquième de son poids de-blanc de baleine.et un cinquième de térébenthine. On opère ordinairement à l’aide de moules en bois, mais à défaut de ceux-ci, .on:emploie simplement des carottes, coupées suivant la forme des fleurs ou des feuilles qu’on veut.imiter, c'est-à-dire taillées en relief, dans le genre des moules en plomb à l'usage des fleurs qu’on imite en sucre au cassé; ces carottes taillées sont piquées au bout d’une petite tige en bois.

Pour opérer on fait fondre là cire, on la mêle avec le blanc de baleine et la térébenthine, ensuite on la divise pour la nuancer, en plaçant séparément chaque nuance dans un moule à dariole, et en tenant ces moules au bain-marie ; on trempe alors les formes-en relief dans un verre d’eau froide, pour les sortir à l'instant même et les plonger dans la cire, mais ‘en observant de ne tremper que la partie qui doit donner l'empreinte; on détache celle-ci aussitôt que la cire est figée, en poussant la fleur avec le doigt pour la faire tomber doucement sur un tamis. On trempe de nouveau le moule à l’eau froide et ensuite dans la cire comme précédemment, pour continuer l'opération. — Ce travail n’a rien de bien difficile; en quelques minutes on peut obtenir une grande quantité de fleurs ou de feuilles. — La composition de cire peut être colorée à l’état liquide avec des couleurs délayées à

! l'huile, mais comme diversion on peut mouler les fleurs blanches pour les colorer après les avoir moulées, en rougissant la cire avec du coton, préalablement appuyé sur du carmin en poudre,

1356. Feuilles en graisse, — Avec la graisse grattée et maniée sur une serviette mouillée, on peut imiter ioute espèce de feuilles vertes; les plus usitées sont les feuilles de chêne, de laurier, de rosier et les feuilles de roseaux. Pour opérer, on prend un morceau de graisse maniée, nuancée; on l’étale en abaisse mince, et sur cette surface on découpe la feuille de graisse, dans les dimensions voulues, soit avec un emporte-pièce en fer-blanc, préalablement trempé à l’eau chaude, soit avec le tranchant d’un ébauchoir ou d’un petit couteau. Quand les feuilles sont découpées, on'les raie avec l’ébauchoir pour simuler les nervures: on les détache alors de la serviette pour leur donner la forme et les appliquer. On peut aussi obtenir ces feuilles, en refoulant la graisse sur des empreintes en creux: En ce cas, on'opère d’après la méthode appliquée pour les feuilles en pastillage,

1357. Bordures'en graisse: — Avec la graisse à modeler, ramollie par le travail, on peut confectionner d'élégantes bordures de soclés et: de plats pour entrée froide, soit en:les formant sur place, à l’aide de détails enlevés à l'emporte-pièce et rapportés, soit-en les découpant sur une bande de graisse régulière ; en ce dernier cas, on procède d'après la même méthode que pour les bordures en pâte à nouille, avec cette différence qu’on opèré avec des coupe-pâte plus accentués, et qu’on les trempe à mesure dans l’eau tiède. On peut retoucher ces bordures au ‘couteau ou l'ébauchoir (voir les dessins n°5 443, 149).

1358: Mousse imitée en graisse. — En passant, à travers un tamis. à ‘claire-voie, de la graisse préalablement maniée dans’ un..linge- et légèrement nuancée, on obtient: une imitation de mousse, très-utile pour combler les interstices des rochers ou imiter du gazon. On peut également préparer cette mousse avec de la graisse blanche, applicable aux pièces ou aux sujets qui‘ne comportent pas de couleurs.

1359. Carton-farce, — Le carton-farce, bien. que composé avec des matières mangeables, ne peut être appliqué,

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