SOMMAIRE DE LA PLANCHE DIX-NEUVIÈME
N° 112. — Galantine à la française, page 266.
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12936: TROPHÉES EN GRAISSE. — Les trophées, s'ils sont groupés avec art, sont toujours d’un joli effet; c’est là un point essentiel. Ils se composent en général de petits détails faciles à exécuter; mais il faut surtout s’attacher à ce que chaque pièce soit traitée dans de justes proportions. On monte ordinairement les trophées sur des petits socles au centre desquels on fixe la pièce principale en l’entourant des accessoires qu'elle comporte. + Dans le trophée représenté au dessin n° 110, la cuirasse et la caisse sont massives et taillées au couteau; les ‘anneaux ou mailles de la cotte sont imités avec de la graisse poussée au cornet, ainsi que les ornements de la cuirasse les hampes des drapeaux sont formées avec des tiges en bois peintes en blanc et masquées de graisse. Les drapeaux sont imités avec de la graisse amincie avec un morceau de glace plat et sur une serviette mouillée, puis adaptés à la ‘hampe et ployés. Les armes sont aussi modelées; le casque est taillé sur un morceau de graisse; il est fixé sur un petit montant en bois couvert de graisse et enfoncé dans la cuirasse. Les deux boucliers sont taillés en graisse et décorés avec des ornements levés à la planche ; ils sont maintenus contre la cuirasse avec des petites chevilles piquées derrière. Larmassue, la rapière, la hache et le carquois sont aussi modelés et groupés autour du sujet principal. Le trophée représenté au dessin n° 116 est plus compliqué que le premier : ici les armes sont modernes; on peut toujours en supprimer le nombre ou l’augmenter selon les dimensions du sujet. On exécute aussi des trophées de
marine, de musique, d'agriculture, d’art et d'industrie, de chasse et de pêche; on peut s'initier à leur composition avec des modèles.
“1237. — ANIMAUX MODELÉS. — On peut modeler les animaux en graisse ou en beurre; on peut aussi les couler pour les retoucher ensuite, mais le plus généralement on les modèle ; on peut ainsi mieux régler les dimensions avec l'emploi qu'on leur destine; mais pour modeler un animal dans les conditions voulues, il faut avoir une certaine pratique de ce travail et ne pas se risquer pour le début sur des sujets difficiles ou compliqués, et travailler, autant que cela se peut, avec des modèles sous les yeux.
Quand on entreprend des pièces semblables, il faut avoir du temps devant soi et ne pas être trop pressé ; ces sortes de sujets, appliqués dans l’ordre culinaire, n’ont pas besoin de cette précision mathématique de certaines compositions, dans les détails surtout, mais il faut s’attacher à donner aux sujets qu’on exécute des poses gracieuses.
Le beurre se prête bien au modelage des animaux, quoiqu'il soit plus difficile de leur donner de la légèreté. Celui qu'on emploie à cet usage doit être choisi d’une belle nuance et bien épongé dans un linge; le manier et le tenir au frais.
Si l'on veut mouler un sujet en graisse, par exemple celui représenté au dessin n° 117, il faut d’abord prendre nneplanche en carré long pour lui servir de socle, et sur laquelle on fixe solidement un gros fil de fer étamé à l’extré-
. mité duquel vous piquez un gros bouchon en liége coupé ‘en carré ; c’est sur ce bouchon même qu’on ébauche le corps ducheval en le masquant avec de la graisse ; ébauchez ensuite les quatre pieds, le cou et la queue en donnant à l’animallaplomb nécessaire ; on imite alors le rocher pour modeler séparément le corps du cavalier, mais avec les jambes jusqu'au genou seulement et en leur donnant l’écartement nécessaire, afin de pouvoir ensuite poser le corps sur le cheval ; cela fait, reprenez le cheval pour le dégrossir etle modeler, soit avec les mains, soit à l’ébauchoir, en imitant autant que possible le dessin ; alors placez le corps du cavalier sur le cheval en le fixant avec une petite tige en bois ; soudez les bottes aux jambes en les piquant aussi avec une petite tige. Les étriers, les éperons, les brides sont modelés àpart; la crinière et la queue se modèlent sur place, mais celle-ci est soutenue intérieurement avec une petite tige en bois. Maintenant, masquez le fil de fer avec des feuilles en graisse, prenant leur base sur le rocher, en ayant soin de les dissimuler autant que possible, puis parsemez le rocher avec de la mousse imitée. Le cerf qui est sur la frise du socle ainsi que les chiens, sont modelés d’après la même méthode.
Le chevreuil représenté par le dessein n° 109 et le sanglier n° 120, sont aussi des exemples à consulter. Quand les
sujets sont finis, il convient de les repasser sur toutes les surfaces avec un pinceau trempé à l'eau tiède.
1938. — SUJETS COULÉS EN MOULES EN PLÂTRE OU DANS LES MOULES EN GÉLATINE. — À l'égard des moules en plâtre on procède au coulage des sujets, d'après la même méthode que pour couler les socles. Dans les moules en gélatine on coule des sujets pleins comme dans ceux en plâtre ; ceux-ci doivent être légèrement huilés, il faut seulement observer que la graisse, quoique liquide, ne soit pas assez chaude pour dénaturer les formes du moule. Cette graisse doit être préparée dans les conditions prescrites au n° 1192, puis travaillée et blanchie par les procédés ordinaires, et enfin liquéfiée au point voulu en la chauffant.
Les sujets coulés dans les moules en plâtre, quels qu'ils soient, peuyent et doivent toujours être retouchés à l’ébau- Choïr, pour leur donner de la vigueur et en faire ressortir l'expression.
1939. — Suyers raILLÉs. — Ce genre de travail peut-être exécuté très-coquettement, mais il réclame un peu de
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pratique ; du reste, la difficulté n’est pas aussi grande qu elle pourrait le paraître en voyant les pièces terminées : ; cen qui veulent se familiariser avec ce genre, doivent débuter par des sujets simples, et s'attacher plutôt à bien faire c
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faire beaucoup. PATES "1 Les sujets représentés aux n° 134, 136, 139, 140, 141, ei ceux représentés aux planches 32, 34 et 8 %
servir de modèle. FE La graisse qu’on emploie pour les sujets taillés est la même que celle à modeler ; quand elle est do D
blanchit et on la coule dans des moules ou tout autre ustensile, approchant autant que SMHIE de la forme des qu’on veut exécuter ; quand la graisse est raffermie, on démoule les pièces les unes après les autres en les rang mesure sur un plafond couvert avec un linge et qu’ontient au frais ; ; quand toutes les pièces sont ébauchées, on repre les RE POUE les terminer, on monte ensuite les sujets Dee d vo en les ne avec de la graisse me
toutes les fleurs peuvent être imitées en graisse, mais il convient de choisir, de préférence, celle qui, par leurnatt sont à même de produire de l'effet. À un homme du métier ayant de la patience et du goût, quelques essais-suffl pour l’initier à ce genre de travail, mais il n’en est pas tout à fait de même pour l’obtenir dans toute sa perfection ; privilége ne peut appartenir qu’à ceux qui en font une étude suivie ou qui sont animés par la persévérance. | Après avoir gratté la graisse comme il est dit au n° 1192, on lui donne de la souplesse en la travaillant sur un viette mouillée dont on lisse bien la surface avec un morceau de glace plat. Quand la graisse est bien maniée et on la colore en tout ou en partie, suivant la nuance qu'on veut donner aux fleurs ; alors on procède à leur exécution c’est une rose, par exemple, on prend de ia graisse de nuance tendre ou blanche, on la roule sur la serviette de lag seur d’un macaron, on la divise transversalement en petites parties qu’on arrondit à la main de la grosseur d'un p on l’abaisse ensuite mince sur la serviette, à l’aide du pouce et de la glace pour imiter aussi bien | que possible feuille de rose, on détache ensuite chaque feuille avec ébauchoir ou la pointe d’un couteau, pour les appliquer un tampon de graisse maniée et fixée au bout d’une petite tige en bois piquée sur un corps solide pour la maint droite ; c'est contre ce tampon qu’on monte la fleur feuille par feuille, dans l’ordre que la nature de la fleurexige dont on peut avoir un modèle sous les yeux. Pour exécuter un bouton de rose, il faut d’abordle former avec queld feuilles roses qu’on entoure de feuilles vertes très-minces découpées avec un ébauchoir en bois; on confection aussi les dalhias feuille par feuille ; lorsqu'elles sont abaissées minces comme il est dit ci-dessus, on les“disp: en forme de petits cornets que l’on colle à mesure sur le calice de la fleur formé en graisse jaune; sur ce bouton. applique d’abord une couronne de petites pétales, et on continue en les grossissant à mesure , on peut les mélanger les nuancer de couleurs différentes. Ces fleurs sont ordinairement.sans tiges, parce qu’on les applique après les av détachées de la tige contre une frise de socle ou toute autre surface, en les entourant avec des feuilles vertes, à imitées en graisse ; ces fleurs doivent être groupées sans symétrie et sans roideur. | RES ”
1241. — FLEURS EN CIRE. — Les fleurs en cire sont d’une exécution plus simple que celles en graisse ; la position avec laquelle on les confectionne est tout simplement de la cire vierge blanche dissoute au ie avec ur cinquième de son poids de blanc de baleine et un cinquième de thérébenthine. FF 1008 On opère ordinairement à l’aide de moules en buis, mais à défaut de ceux-ci, on emploie simplement dese caro coupées suivant la forme des fleurs ou des feuilles qu’on veut imiter, c’est-à-dire taillées en relief dans le genre moules en plomb à l’usage des fleurs ou feuilles qu'on imite en sucre au cassé; ces carottes taillées sont piquées au bout d'une petite tige en bois Placez la cire fondue dans autant de petits moules à darioles que vous avez de nuances, et tenez-les au bat trempez alors les formes en relief dans un verre d’eau froide, sortez-les aussitôt et plongez-les vivement dans la cir mais en observant de ne tremper que la partie dont vous voulez obtenir l’ empreinte ; retirez-les ensuite, et aussitôt la cire est figée, vous poussez la fleur avec le doigt pour la détacher et la faire tomber doucement sur un tamis; trem ) de nouveau le moule à l’eau froide et ensuite dans la cire comme précédemment ; cette opération est si css q quelques minutes vous pouvez obtenir une grande quantité de fleurs ou de feuilles. Cette composition peut-être colon à l’état liquide avec des couleurs délayées à l'huile, mais on peut mouler les fleurs blanches pour les colorier ap qu'elles sont moulées ; en ce cas, pour une rose, par exemple, on rougit les pétales avec du coton qu’on aura appu sur du carmin en Poire: On imite également des feuilles d'arbres ou de fleurs, il suffit d’avoir 158 moules.
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1242, — FEUILLES EN GRAISSE. — Avec la graisse grattée et maniée sur une serviette mouillée, on Soie nite
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“ - . A: Là 4 À à L toute espèce de feuillage pour garnir les fleurs ; les plus usités sont les feuilles de chêne, de laurier, de rosier et de roseau.
Prenez un morceau de graisse maniée, étalez-le en abaisse bien mince, de l'épaisseur de la feuille que vous voulez imiter, et découpez-la sur cette surface de graisse, dans les dimensions voulues, soit à l’emporte-pièce en ferblanc trempé à l’eau chaude, soit avec le tranchant d’un ébauchoir ou d’un petit couteau ; quand les feuilles sont découpées, on les raye avec l’ébauchoir pour simuler les nervures, puis on les détache pour les appliquer à mesure ; on peut aussi faire ces feuilles en refoulant la graisse sur des empreintes en creux.
1243. — BORDURE EN GRAISSE. — Avec la graisse à modeler ramolie par le travail, on peut confectionner d’élégantes bordures de socles de plat, en les modelant sur place; on peut aussi les obtenir soit avec des détails enlevés à lemporte-pièce et rapportés, soit découpés sur une bande de graisse régulière, d’après la même méthode des borduresen pâte à nouilles, avec cette différence qu’on opère avec des coupe-pâte plus accentués, et qu’on les trempe à mesure dans l’eau tiède ; on peut retoucher ces bordures au couteau ou à l’ébauchoir.
| 1944. — Mousse IMITÉE. — En passant à travers un tamis à claire-voie de la graisse nuancée d’avance et maniée, —…nobtient une imitation de mousse très-utile pour combler les interstices des rochers ou imiter du gazon; on fait aussicette mousse avec de la graisse blanche pour les pièces ou sujets qui ne comportent pas de couleur.
1245. — CARTON-FARCE. — Le carton-farce, quoique mangeable, s'emploie plus particulièrement comme auxi-
diaire de décor pour les pièces sur les parties qui ne sont pas destinées à être mangées; on le confectionne avec de la chair blanche de volaille crue, énervée et dégorgée, puis égouttée et pilée; on lui additionne quelques blancs d'œufs ehonla passe au tamis; on la place dans une terrine pour la travailler à la cuiller, en lui incorporant quelques gouttes de crème ; on étale ensuite cet appareil en couche extrêmement mince, entre deux feuilles de papier beurré (l'appareil nedoit guère être plus épais que le papier); plongez ces feuilles dans un sautoir ayant de l'eau bouillante dedans et “rctirez les aussitôt sur un linge blanc; quand ce carton est à peu près refroidi, on le détache des feuilles de papier
pour le mettre de nouveau sur du papier sec et le découper à l’emporte-pièce ou au couteau; si ce carton n’est pas “employé de suite, on le conserve entre deux linges humides.
1946. — CARTON-TRUFFE. — On prépare du carton-farce, d’après la méthode décrite à l'article qui précède; d'autre part, on pile une certaine quantité de truffes ou de parures bien noires, jusqu'à ce qu’elles soient réduites en pâte, .on les passe alors au tamis très-fin et on place cet appareil dans une terrine pour le lier avec de la glace de viande dissoute, mais forte; cela fait, on passe à l’étamine et on étale aussitôt l’appareil sur les feuilles de carton-farce, “fin de les masquer d’une couche mince ; quand l'appareil est figé, on le nappe au pinceau avec de la gelée et on le découpe à l’emporte-pièce ou au couteau.
1247. — CARTON-PISTACHE. — On pile au mortier quelques poignées de pistaches maniées, choisies bien vertes,
qu’on mouille avec un peu de gelée ferme; quand elles sont réduites en pâte, on les passe au tamis fin et on les lie ec de l'aspic réduit et froid, quoique liquide ; si la nuance n’était pas suffisamment verte, on peut l’augmenter avec “un peu de vert d'épinards; quand l'appareil est terminé, étalez-le en couche mince sur des bandes de carton-farce ; laissez-les refroidir pour les découper ensuite. Lecarton rouge se confectionne par le même procédé, en remplaçant les pistaches par du corail de homards ou deangoustes ; on obtient un rouge d’une autre teinte en glaçant simplement le carton avec de la gelée rose colorée à la cochenille. | 1248. — PAIN DE BLANC D'OŒEUF POUR DÉCORER. — On choisit une certaine quantité de blancs d'œufs bien frais, on.les passe à l’étamine et on les verse dans un moule à charlotte beurré et foncé avec du papier; placez le moule dans une casserole, en l’appuyant sur une grille, et versez de l'eau bouillante dans la casserole jusqu’à moitié de hauteur ‘du moule; couvrez la casserole et faites pocher lestblancs au baïn- marie sans ébullition avec feu dessus jusqu’à ce qu'ils soient bien fermes; alors retirez le moule du feu pour démouler le pain, quand il est froid, le parer, le couper en tranches minces qu’on place sur du papier et sur lesquelles on coupe de petits détails à l’emporte-pièce. On peut | nuancer cet appareil en rouge avec du carmin avant de le passer à l’étamine ; on peut aussi pocher l'appareil dans des petits moules à darioles.
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pour les grands travaux, elle doit être plutôt ferme que molle; car étant presque toujours forcé de dresser. d’av