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Coffre où se fait la glace

2. Appareil de régénération du 'liquide frigorifique. — 3. Volant permettant d'actionner l'appareil avec un moteur quelconque.

LE FROID, LA GLACE

On trouve aujourd'hui du sulfate de soude et de 1 acide chloihjdi ique aux prix de 8 à 9 francs les 100 kilogrammes, et dans ces conditions il est très facile d’avoir quelque part des approvisionnements de produits qui constituent comme de véritables approvisionnements de glace, sans avoir toutefois à craindre la fusion puisque cette glace

Figure 3.

1. Coffre où se fait la glace. — 2- Appareil de régénération du liquide frigorifique.

3. Dispositif permettant d’obtenir sans mise en train et rapidement une certaine quantité de glace. — 4. Récipient contenant l’eau dans laquelle on immerge le dispositif.

sera faite au fur et à mesure des besoins. En opérant ainsi, la glace ne revient pas plus cher qu'avec le sel reconstitué, surtout si on considère que ce sel est d’un prix plus élevé que le sulfate de soude et l’acide chlorhydrique, et qu’il exige après l’obtention de la glace une opération assez longue pour le reconstituer, opération qui est un gros ennui et une grande perte de temps, ce qui est surtout à considérer dans les ménages où on ne dispose pas d’une domesticité nombreuse et où on doit, par conséquent, simplifier le plus possible le service.

Un des types les plus répandus de ce genre de glacières à mélanges réfrigérants est celui dit « la Sibérienne », que nous avons représenté par la figure 4. Dans cette glacière, après avoir introduit dans le coffre cylindrique le mélange réfrigérant et un récipient contenant l'eau à congeler, on place le tout sur un petit chariot auquel on imprime un balancement pour que le mélange des produits se fasse dans de bonnes conditions. L’opération de bascule dure de 13 à 20 minutes, selon la quantité de glace produite par l'appareil. Il en existe quatre numéros, produisant respectivement 300, 600,

Figure 4.

1. Glacière, où l’on place soit les moules à glace 2, 3, 5, 6; soit les frappe-carafes 4 et 11. — 7 et 8. Mesures servant à doser les quantités de produits constituant les mélanges réfrigérants.

1 200 et 2400 grammes de glace par opération. On peut aussi frapper, selon le numéro de l’appareil, une, deux ou trois carafes ou le même nombre de bouteilles de vin de Champagne. On peut également faire des sorbets, des crèmes et des fromages glacés. Partout où on peut se procurer de la glace facilement et à un prix réduit, on utilisera la Sibérienne comme sorbétière ou pour frapper des carafes et du vin en faisant un mélange réfrigérant de glace et de sel.

Comme type d’appareils produisant la glace par évaporation de l’eau dans le vide, nous signalerons «le Polaire», représenté par les figures 5 et 6, où, grâce à une pompe à vide mue à la main et un absorbeur de la vapeur d’eau par l’acide sulfurique du commerce, on fait évaporer l’eau d’une carafe ou d’un récipient. Le froid produit par cette évaporation est suffisant pour assurer la congélation de l’eau. Avec cet appareil, qu’un enfant peut faire tourner, on obtient une carafe frappée en cinq ou six minutes.

LE FROID, LA GLACE

Emploi de la glace. — Nous voici en possession de la glace, soit que nous l’ayons achetée toute faite, soit que nous l’ayons emmagasinée, soit enfin que nous l’ayons fabriquée. A quoi allonsnous l’employer ? D’abord, et c'est là généralement le besoin primordial que l’on a de la glace, à rafraîchir l’eau et les boissons; puis, comme charbon du froid, à réfrigérer des meubles ou locaux pour la conservation de denrées alimentaires.

Pour la réfrigération de l’eau et des boissons, il y a lieu de distinguer entre là glace naturelle et celle fabriquée par des usines qui en font le. commerce d’une part, et, d’autre part, la glace fabriquée par soi-même, pour laquelle on a pu prendre toutes les précautions permettant d’en garantir la pureté. En effet, les deux premières peuvent être regardées comme toujours

contaminées : il ne faudra donc

Figure 5.

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