‹ La cuisine simple et à bon marchéChapitre 4 sur 88 · PRE NE · texte numérisé non relu

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l'est moins, et surtout de manière Moins éten-. al a

S |: NOTIONS GÉNÉRALES en re 8 une lorsqu’ ils ’agit de remplacer des graisses

- ou des hydrates de carbone par des albumi- | noïdes. -

Ce qui fait varier la ration alimentaire.

- Nous avons vu dans quelles importantes … proportions la ration varie selon le travail auquel on se livre; d’autres éléments encore

la font changer : au premier rang se place Page.

Les jeunes enfants doivent s s'alimenter autrement que les adultes, car leurs besoins sont loin d’être les mêmes et leur physiologie diffère. Alors, par exemple, que l'adulte Lire

. la plus grande partie de la subsistance desti-

née à assurer sa chaleur naturelle des céréales

> (le pain) ou des légumineuses (fèves, haricots,

j. pois, lentilles), le bébé brûle surtout des . vraisses. Les corps gras (la crème) ont une . importance deux fois plus grande dans le

. lait de femme que les hydrates de carbone

(sucre de lait), alors que la ration de l'adulte

prévoit à peine un demi-gramme de graisse

pour 5 à 6 grammes d'hydrates de carbone.

Nous n'en sommes pas autrement étonnés

| lorque nous nous rappelons que l'enfant se - refroidit vite et qu'il a par conséquent besoin É de beaucoup de chaleur ; or, son estomac étant très petit, il doit absorber de préférence

des substances alimentaires, ous sous un plus

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petit volume sont capables de lui fournir un

plus grand nombre de calories. Une autre

constatation vient confirmer les observations que nous avons faites, et les déductions auxquelles nous sommes arrivés; c’est que le foie est proportionnellement plus volumi-, neux chez le jeune enfant que chez l'adulte.

L'enfant grandit : même sevré, il ne faut pas le nourrir comme on nourrit son père, ses grands frères. Il suffit d'examiner sa petite bouche pour se rendre compte qu’elle ne contient encore que vingt dents, dont l’enfant se sert maladroitement d’ailleurs. Aussi, la viande, si difficile à bien mastiquer, n’entrera-t-elle dans ses menus que lorsqu'il aura

alteint cinq à six ans, et même alors l'ali-

ment carné n'y entrera-t-1l que sous ses formes les moins résistantes : poissons, cervelle, ris, viandes blanches, et n'y occuperat-il qu'une petite place.

. Cé sont les légumes bien cuits et même passés en purée, lorsqu'ils ont une enveloppe résistante (comme cela est le fait des haricots, des lentilles, des pois), avec les fruits en compote qui feront la base de l'alimentation de l'enfant. Le lait y conservera une place importante, d'autant plus importante que l'enfant sera plus jeune; il servira à la préparation de petites bouillies et de laitages de toutes sortes; coupé d’eau il pourra constituer son habituelle boisson.

Surtout que l'on éloigne de sa ME tous

les excitants tels que l'alcool (sous toutes ses

Rd page | #

Me: NOTIONS GÉNÉRALES 157

orne), le café, le thé. Que les mets qu'on

lui offre soient préparés aussi simplement que possible, sans adjonction d'épices, sans excès

de sel.

Les besoins du vieillard, sauf pour ce qui

est des corps gras, sont assez semblables à

ceux du jeune enfant. Lui aussi doit bannir de son régime l'alcool, les vins, les boissons stimulantes (1) ; lui aussi se trouvera bien de réduire ses menus presque entièrement à des préparations végétariennes. Ses dents sont mauvaises ou absentes ; aussi lorsqu'il mangera quelques produits d’origine animale choisira-t-1l de préférence ceux qui sont faciles à mastiquer. Il mâchera longuement sa nourriture, la réduira au strict nécessaire et évitera soigneusement les repas trop copieux, même à titre exceptionnel.

Pour l'adulte lui-même, l'alimentation

change selon le sexe, le travail, lé climat, les

habitudes.

Les femmes s’assimilent mieux et plus complètement ce qu'elles mangent, aussi leur ration est-elle toujours un peu inférieure à celle d'hommes d’un poids égal au leur.

L'homme qui travaille dans un bureau, qui

accomplit une besogne sédentaire n’a pas besoin de consommer une aussi grande quan-

tité d'aliments que l’homme qui fait un vigoureux effort musculaire au grand air, et la

(1) Café, thé et maté,

- être exactement [a même.

qualité des mets qu il consomme ne saurait

S'il faut au sédentaire, tout aussi bien qu’au manœuvre, ce que l’on pourrait appeler la ration fondamentale, celle même quenous indiquons page 3, pour le manœuvre, qui dépense beaucoup de force, on augmentera celte ration d'éléments capables de donner de la chaleur, c'est-à-dire d'hydrates de carbone (sucre ou amidon) et de graisse.

Un grand nombre de travailleurs manuels cherchent surtout cette augmentation de force dans l'alcool. Ils commettent une erreur : l'alcool est un mauvais combustible qui ne saurait remplacer-avec avantage l'ami- . don, le sucre, les corps gras. Il ne donne de la chaleur à notre organisme qu’en usant rapidement et définitivement cet organisme ; il ne peut donc, tout au plus, être accepté qu'en qualité d'aliment d'exception. Sans doute, le vin est une bonne boisson — lorsqu'il est le pur produit de la fermentation du rai-

- sin — mais c’est à condition d’être pris dans

des limites qui ne sauraient dépasser une bouteille de 75 centilitres par homme et … par jour (1). Encore le travailleur sédentaire qui agit peu au grand air fera-t-il bien de.

réduire cette ration, et même, dans cer-.

tains cas, de supprimer complètement le

vin en même temps qu'il supprimera de ses

LA

(1) D'après les FRERENERSE du professeur Armand SA Gautier, PAT

| repas une bonne partie de la viande qu’on a l'habitude d’ y servir et quin'est supportée que par ceux qui passent leur vié à l'air libre.

Son régime comprendra de préférence des laitages, des légumes, des fruits cuits ou crus.

Ces indications si simples et si logiques ne sont que bien rarement suivies; on a, depuis

no ie années, répandu sur le compte de la

viande des opinions fantaisistes que son prix

de revient élevé a contribué à accréditer ; il “en faut rabattre. Le meilleur aliment n Der … pas celui qui coûte le plus cher, mais bien

celui qui est le mieux adapté à |’ âge, au tem-

pérament, au travail de l'individu. Nous avons connu un homme riche, gros man-

- geur, gros buveur, qui vers la cinquantaine

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était devenu obèse ; on pouvait prévoir qu’une

congestion ou une apoplexie prochaine aurait

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sé

Prson de lui. Il perdit toute sa fortune, fut réduit à la part congrue, fut dans l'obligation de boire de l’eau au lieu de vin, de manger des légumes au lieu de viande, maigrit el vécut … jusqu’à un âge avancé en bonne santé, ce qui

ne lui serait certainement pas arrivé s’il était resté riche.

Le pays el les habitudes gastronomiques

la ration. Les habitants des régions froides ont besoin d'un apport de combustible plus Tes ue les habitants des pays chauds; ils

Leon aussi leur influence sur l'importance de.

Pan

doit être la règle des habitants des régions

chaudes ; pas d'alcool, très peu de viande.

L'éducation peut modifier la ration ; elle peut entraîner l'individu à manger plus ou

moins, à préférer tel mets à tel autre mets;

elle laisse souvent une large place à la cri-

Hique, car les habitudes qu’elle inculque ne

sont pas toujours conformes à la logique et.

aux connaissances scientifiques que l’humanité acquiert lentement.

Que faut-il entendre par une pone alimentation ?

Pour qu’une alimentation soit bonne, il

faut :

19 Qu'elle soit adaptée à la nature et au tempérament de l'individu, appropriée à son âge, à son travail, au pays qu'il habite, ni

trop abondante, ni trop réduite. Trop abon-

dante, elle alourdit et fatigue l'organisme;

trop réduite, elle prépare la misère physiolo-

gique chez l'être humain, et le met en état de moindre défense. La quantité est donc chose

importante qu'il faut avant tout déterminer.

rationnellement et expérimentalement s'il se peut.

20 Qu'elle ne se compose que de produits … de bonne qualité. L'introduction d'aliments mauvais dans notre tube digestif a loutes :

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