‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 106 sur 449 · V. plus haut, p. 66, n · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 66, n

3. Toute cette phrase est traduite mot à mot de Quintilion. ce qui ne laisse pas d'être assez piquant de la part de cet adversaire si résolu des traductions. On lit en effet dansl7n5^ Oral. X, ii, 1 : (( Neque enim dubitari potest quin artis pars magna contineatur imitatione ; nam, ut invenire primum fuit estqucpraecipuum, sic ea, quae bene inventa sunt, utile scqui. »

4. Outre le subjonctif sans que, notez l'inversion du sujet. Cf. ci-dessus, p. iOO, n. 1.

5. Autre phrase traduite de Quintilien (X, n, 10): « Adde quod plerumque facilius est plus facere quam idem. Tantam enim difficultatem habet similitudo, ut ne ipsa quidem natura in hoc ita évaluent, ut non res quae simillimae quaeque pares maxime videantur, ulique discrimine aliquo discernanlur. »

6. Du Bellay continue de plagier son auteur (X, n, 16) : «Hoc aûtem bis accidit qui, non introspcctis penitus virtutibus, ad primum se vclut adspectum oralionis aptanmt. ^)

à la beauté des motz, perdent la force des choses ^ Et certes, comme ce n'est point chose vicieuse, mais grandement louable, emprunter d'une langue étrangère les sentences 2 et les motz, et les approprier à la sienne : aussi est ce chose grandement à reprendre, voyre odieuse à tout lecteur de libérale nature, voir en une mesme langue une telle immitation^, comme celle d'aucuns scavans mesmes, qui s'estiment estre des meilleurs, quand plus ilz ressemblent^ un Heroet

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