n*ha elle (57, 62, 80), n'a elle (61, etc
3. hetheroclites (57, 62, 80), hétéroclites (61, etc.) — étranges (62, 80) estranges (57, etc.).
quelques changemens de terminaison, tant es deux nombres que en aucuns divers genres et cas : comme cheval, chevaulx, roy, roys, régnant, régnante, apprins, apprinse, principalement es pronoms, comme Je, moy, me, nous, tu, toy, te, vous, nostre, nostres et nos : qui sont ( outre la variation des articles ) autant de diverses voix et terminaUons que en ont les Grecs au nombre duerne *, et les Grecs et Latins au genre neutre. Parquoy il appert manifestement que sous couleur et promesse de la défendre, tu la despouilles et destruys, en tant qu'en toy est, sans Tenrichir d'une seule syllabe qui soit à elle propre et convenante, en tout ton œuvre. Pource devant que ainsi escrire, tu devoys savoir que c'est déclinaison. » (Q. H. ) — Le Quintil n'a pas tort, et du Bellay raisonne d'une étrange façon. D'abord, on ne voit pas pourquoi une langue serait dite « irrégulière », pour ne pas décliner casuellement ses noms, ses pronoms et ses participes. Mais si l'on entend par déclinaison l'ensemble des flexions qui marquent dans les mots le genre, le nombre, la personne, etc., il est clair qu'à part les seuls mots invariables (adverbe, préposition, conjonction, interjection), tous les mots d'une langue se déclinent d'une manière ou d'une autre, et qu'à ce titre le français, lui aussi, se décline en ses noms, pronoms et participes, comme il se décline en ses verbes.
1. Soigneusement. V. ci-dessus, p. 48, n. 4. — Cf. quelques lignes plus baut : « la curieuse diligence des Grecz ».
2. Mise à la gène, à la torture. — Cf. préface des Vers Lyriques (1549) : « Jen'ay (Lecteur ) en tremellé fort supers ticieusement les vers masculins avecques les féminins... craignant de contreindre et gehinner ma diction pour l'observation de telles choses. » ( Édit. Marty-Laveaux, 1, 475.)
3. «Au contraire, plus en y a en la langue françoise que en nulle autre, mesmement es verbes. » ( Q. H. ) — On appelle hétéroclites ( éxepéxXiTo; = gtepo;, différent -h xXfvci), décliner ) des mots dont la déclinaison procède de thèmes différents. Exemples : y^vt;, ywatxdc ; u5a>p, Cloixoç ; iter, itineris ; ego, mei, nos. On appelle anomaux ( àvcopiaXoç = àv, privatif + 6{xaXdc, uni, égal ) d'une manière géné-
a. Aa nombre duel.
et de la latine. Quand » aux piedz et aux nombres je diray au second livre ? en quoy nous les recompensons 3. Et certes (comme dict un grand aucteur de rethorique, parlant de la félicité qu'ont les Grecz en la composition de leurs motz) je ne pense que telles choses se facent par la nature desdites langues, mais nous favorisons tousjours les étrangers*. Qui eust