Man, du Lihr., II, col. 1327 et Suppl,, II, col
XVIII PRéFAGE
textes, je me suis bien vite aperçu que le second, sans être excellent, était plus correct, plus conforme aux principes d'orthographe exposés dans le préambule S souvent plus clair, et — ce qui devait achever de me décider en sa faveur — il avait l'avantage, ayant paru à Lyon, d'avoir été revu très probablement par son auteur, Barthélémy Aneau, qui professait en cette ville, au Collège de la Trinité. C'est donc le texte de 1556 que j'ai suivi, quitte à le corriger au besoin par celui de 1 555. J'ai donné les variantes des deux textes, lorsqu'elles pouvaient offrir quelque intérêt. Enfin, comme en certains endroits ils sont l'un et l'autre tellement défectueux qu'on a grand'peine à les comprendre, j'ai risqué parfois quelques corrections que la critique appréciera, mais jamais, cela va sans dire, sans en avoir dûment averti le lecteur.
2" Commentaire philologique, — Une œuvre ancienne comme la Dejfence ne peut guère se passer de notes grammaticales. Il m'était d'autant moins permis de sacrifier cette partie du commentaire que ce livre a des chances d'être feuilleté par des étudiants. J'ai donc apporté tous mes soins aux remarques philologiques.
Pour la syntaxe, la tâche m'était relativement aisée, grâce aux excellentes recherches de M. Antoine Benoist sur la Syntaxe française entre Pahgrave et Vaugelas* et de M. Edmond Huguet sur la Syntaxe de Rabelais comparée à celle des autres prosateurs de iù50 à 1550^. J'y ai constamment renvoyé le lecteur.