f*iiU (57, 62, 80), faut (61, etc
Académie de Poésie et de Musique ( 1570 ). destinée à chercher les moyens d'établir Tintime union des deux arts, en la basant sur une notation prosodique et musicale aussi rigoureusement exacte que possible (v. Frémy, VAcadémie des derniers Valois, 1887). Mais d'autres que Baïf furent séduits par' l'ambition de doter notre poésie des vers mesurés à l'antique : Jodcllc, Denisot, Pasquier, Buttet, Rapin, d'Aubigné, Ronsard lui-même, ont fait des vers métriqoes. Ce dernier en parlait dès 1550 (« S'il advient que nos modernes sçavants se vueiUent travailler d'inventer des dactyles et spondées en nos vers vulgaires... » Advertissement au Lecteur, en tète des Odes, édit. Blanchemain, II, 16 ). En 1555, Peletier, sans réprouver la tentative, la jugeait difficile ( Ar/ Poétique, II, ii, 59). On connaît de Jacques de la Taille un traité sur « la manière de faire des vers en françois comme en grec et en latin » ( 1573 ) : l'auteur dès le début se recommande de l'autorité du « poète angevin », dont il reprend les idées et jusqu'aux expressions ( v. tout le passage cité par Eggcr, V Hellénisme en France, 12e leç., I, 293- 295 ). Cf. aussi Pasquier, Rech, de la Fr. VII, xi : « Que nostre langue est capable des vers mesurez, tels que les Grecs et Romains. » (Édit. de 1723, I. col. 731-736.)
1. C'est-à-dire : pour le droit civil. En plusieurs endroits de son De Oralore ( I, xui, 490 ; I, lvhi, 240 ; II, wxui, 442 ), Cicéron manifeste l'intention de « réduire en art », en les condensant dans un corps de doctrine, les principes jusqu'alors épars du droit civil. Celte intention, si l'on en croit Aulu-Gelle {NocL AU, I, xxii, 7 )„ il l'avait réalisée dans un écrit intitulé De jure civili in artem redigendo. Cet écrit est perdu.
2. L'auteur aborde maintenant un autre ordre d'idées. Contre ceux qui déclarent notre langue incapable d'égaler jamais les langues antiques, pour celte simple raison qu'e//e est venue trop tard et qu'après les anciens on ne peut que déchoir, il fait valoir cet argument, d'ordre vraiment philosophique, que la nature n'est pas si stérile qu'on pense, qu'elle a toujours les mêmes forces, et que, loin d'être condamnés à rester constamment inférieurs aux anciens, les esprits modernes, au contraire, peuvent les surpasser,
' qu'en fait il les ont surpassés dans le domaine scientifique, comme le prouvent tant d'admirables découvertes, l'imprimerie, la pouike à canon, etc. — ^ Il est curieux de rencontrer chez le fondateur du classicisme, plus d'un siècle avant la querelle dos anciens et des
Homère se plaignoit que de son tens les cors estoient trop petiz *, dire que les espris modernes ne sont à comparer aux anciens. L'architecture, Tart du navigaige ', et autres inventions antiques, certainement sont admirables : non toutesfois, si on regarde à la nécessité mère des ars, du tout si grandes ^, qu'on doyve estimer les Cieux et la Nature y avoir dépendu ^
1. tens (57, 62, 80), temps (61, etc.) — cors (57, 62, 80), corps (61, etc.) — estoyent (80, 92, 97).
2. petiz (57, 80), petis (61, 69), petiU (62, etc.) — espris (57, 62, 80), esprits (61, etc.).