doyve (57, 62, 80, 92, 97), doive (61, etc
modernes, les idées de Fontenelle et de Perrault : Tauteur de la Deffence a déjà soupçonné ce que valent, appliqués aux questions littéraires, ces deux principes célèbres, la permanence des forces de la nature et le progrès des sciences humaines.
1. U ne « se plaint » pas, à vrai dire, mais il juge en effet que « les hommes d'autrefois » étaient plus forts que « les hommes d'aujourd'hui. » Cf. //. I, 260-272 ; V, 302-304 ; XII. 378-385 ; XII. 445-449 ; XX, 285-287.
2. Archaïsme, fréquent chez la Pléiade. —V. Marty-Laveaux, Langue de la Pléiade, II. 60.
3. C'est-à-dire : toutefois, eu égard à la nécessité, mère des arts, elles ne sont pas tellement grandes... — Cette expression, la nécessité, mère des arts, est proverbiale. Érasme, dans ses Adages (IV, VII, 55, Nécessitas magistra — édit. de Leyde, 1703, II, col. 1109) en fait remonter l'origine au Ploutos d'Aristophane : « Apud Aristophanem Penia jactat se artium inventricem. » (\. en effet dans cette pièce le plaidoyer de la Pauvreté.) — Jean Marot avait déjà dit, dans une ballade u à monseigneur le trésorier Robertet » 0514):
Nocassitë, qu'où dit mère des arts^ Ma tant lanlé do ses âosches et dards...
(L. Thoureau, Étude sur Jean Marot, Caon, 1873, p. 199.)
Cf. ces vers de Gresset, dans le Lutrin vivant :
Nécessité tire parti do tout, Nécessité d'industrie est la mère.
i. Dépendu = dépensé. Très fréquent au xvie siècle (v. Littré. art. Dépendre 3). Même au xviio siècle, l'usage confondait encore dépendre et dépenser. Vaugelasdit que de son temps dépendre s'em-
toute leur vertu, vigueur et industrie. Je ne produiray pour temoings de ce que je dy rimprimerie, seur des Muses et dixième d'elles, et ceste non moins admirable que pernicieuse foudre d'artillerie S avecques tant d'autres non antiques inventions, qui montrent véritablement que par le long cours des siècles les espris des hommes ne sont point si abatardiz qu'on voudroit