‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 148 sur 449 · mots (61-97 sauf · texte numérisé non relu

mots (61-97 sauf

1. Qui... qui... = les uns... les autres... Blâmé par le Quintil (v. plus loin, p. 256, n. 7 ) comme c< un vice de la langue dupais», c'est-à-dire, en un mot, comme un provincialisme.

2. Nous travaillons à devenir philosophes. Étymologiquement. procurer = s'occuper de, pourvoir à ( sens du latin procarare ). Cf. plus bas, même chap. (p. 143) : « La Nature... ne dédaigne point se faire congnoitre à ceux qui procurent avecques toute industrie entendre ses secrez, non pour devenir Grecz. mais pour estre faictz phylosophes. » Procurer est encore en ce sens dans Bossuet, Polit. VII, ni, 14, titre : « Le prince doit procurer que lo peuple soit instruit de la loi de Dieu. » — Estre faictz pour devenir est un autre latinisme (fieri).

3. Cf. Fénelon, Abr. des vies des anc. philos., Aristote : « Il prétend que l'action la plus noble de notre entendement est la spéculation des choses naturelles. »

et hayons * les lettres premier que '^ les ayons goûtées ou commencé à les aymer. Fault il donques laisser l'étude des langues ? Non, d'autant que les ars et sciences sont pour le présent entre les mains des Grecz et Latins. Mais il se devroit faire à l'avenir qu'on peust parler de toute chose, par tout le monde, et en toute langue 3. J'entens bien que les proiTesseurs des

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