‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 149 sur 449 · Grecs (6i?-97 sauf · texte numérisé non relu

Grecs (6i?-97 sauf

5. à Taxenir (57, 62, 80), à l'advenir (61, etc.). 7. professeurs (61-97 sauf 80).

1. Haïssons. Dans Tancienne langue, on conjuguait ainsi Tindicatif présent du verbe haïr aux trois personnes du pluriel : noas hayons, vous hayez, ils hayent. On avait de même les formes régulières: je hayois, que je haye, hayanU etc. (v. Littré). Les formes inchoatives (nous haïssoiis,Je haïssais, que Je haïsse, etc.) se sont substituées aux premières dans la seconde moitié du xvie siècle. Ainsi Montaigne écrit, Ess. I, xLvni : « Les Gaulois... haïssoyenl ces armes traistresses et volantes. » ( Édit. Courbet et Royer, I, 399. ) Tandis que Ronsard avait dit ( texte de 1560) :

Qu'inviolabloment je ne hai/e sans cesse Le malheureux Thymon qui m'a pris ma maistresse.

Élégie XIV.

(Édit. Blanchemain, IV, 283.)

2. Premier que =z avant que. Locution ancienne, très fréquente au XVI* siècle, et qu'on trouve encore employée dans Malherbe, Balzac et Molière.

3. Déclaration de principe d'une importance capitale, où le français trouve son compte, puisque implicitement on réclame poiu* lui le droit de parler de toutes choses au môme titre que les autres langues. Déjà des spécialistes avaient revendiqué pour leurs sciences Tusagc du français, mais personne avec plus de force que le médecin Jean Canappe, traducteur de Galien, dans la dédicace latine à Guillaume Rondelet, médecin de Montpellier, de l'opuscule intitulé Du mouvement des muscles (1541 ). Je crois devoir citer ici, en raison de son intérêt, déjà signalé par M. Brunot, un long ' fragment de cette deffence: « Falso queruntur nonnulli nostrae aetatis medici, Rondelete charis., quod libros aliquot Galeni gallicitate (si ut aliis suam latinitatem aut patavinitatem hispanitatemve, ita nobis vocabulum hoc innovare liceat) donaverimus.

langues * ne seront pas de mon opinion : encores moins ces vénérables Druydes 2, qui pour Tambicieux désir

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