souBtiens (61-97 sauf
1. «Ce tiltre est tout contrariant à la position du précèdent, maintenant faisant impossible ce que paravent tu esperois et souhaitois estre fait. » (Q. H.) — Dans ce chapitre, plus que dans tout autre peut-être, du Bellay s'inspire tout spécialement, au point de copier par endroits certaines de ses expressions, des idées qu'avait avant lui (1545) défendues Jacques Pelelier, en tète d'une traduction de Y Art Poétique d'Horace. La dédicace de cette œuvre « à tresvertueux et noble homme Gretoflc Pcrot, ecuier, seneschal du Maine », n'est pas autre chose, en effet, qu'une vibrante apologie de la langue nationale. Sur cette importante j;)réface et l'influence qu'elle exerça sur le futur auteur de la Deffence, v. mon Joachim du Bellay, p. 33-35. M. Brunot, en 1897, a reproduit dans son chapitre sur « la langue au xvp siècle » (Petit de Julleville, Hist. de la lang, et de la litt. franc,, III, 708) les passages essentiels du manifeste de Peletier.
2. Cette phrase a doublement le caractère latin, par suite : i* de la construction des verbes confesser et soutenir avec la proposition intinitive; ^ de la séparation du relatifet de son antécédent. Sur ces faits de syntaxe, v. Benoist, Synt, franc., p. 112 et 174 ; Huguet, Synt, de Rab,, p. 213 et 131.
3. Cf. Peletier, op. cit. : « Je seroie a bon droit estimé impudent calomniateur, et pour vrai depourveu de sens commun, si je
Mais je seroy' bien d*avîs qu'après les avoir apprises, on ne deprisast* la sienne-, et que celuy qui par une inclination naturelle (ce qu'on peut juger par les œuvres latines et thoscanes de Pétrarque et Boccace -^ voire d'aucuns scavans hommes de nostre tens ^) se