thoscanes (57, 62, 80), tobcanes (61, etc
5. scavans (57, 62, 75, 80), sçavans (61, 69, 84-97), sçavanU (73) — notre (80) — temps (61-97 sauf 80).
vouloie déprimer ces deux tant célèbres et honnorables langues latine et greque, ausquclles sans controverse» et singulièrement a la greque, nous devons toute la congnoissance des disciplines, et la meilleure part des choses mémorables du temps passé. Et tant suis loing de telle intention, que Je soutiens estre impossible proprement parler ni correctement écrire notre langue sans aquisition de toutes deux, ou bien, affîn que ne soie trop rigoreux estimateur des choses, de la latine pour le moins. »
l.V. ci-dessus, p. 50, n. 4.
2. Cf. Peletier, op. cit. : «Mais je veux bien dire qu*a une langue peregrine il ne faut faire si grand honneur que de la requeillir et priser pour regetter et contenner la sienne domestique. »>
3. Cf. Peletier, op. cit. : c<J*ai mesmement pour mes auteurs Pétrarque et Bocace, deux hommes jadis de grande érudition et savoir, lesquelz ont voulu faire témoignage de leur doctrine en écrivant en leur touscan. » — Pétrarque (i304-i374) a beaucoup écrit en latin : en prose, des traités de morale et des lettres ; en vers, des églogues, des épîlres, une épopée sur la guerre punique, VAfrica. Mais ce qui a fait de lui le second créateur de la poésie italienne, Dante étant le premier, c'est le Canzoniere {Sonnets, Canzones, Triomphes). Cette œuvre, consacrée presque exclusivement à chanter la passion idéale du poète pour Laure de Noves, a paru l'expression la plus sublime et la plus pure de Tamour platonique, et Ton sait quelle en fut l'influence au xvi* siècle, tant en France qu'en Italie. — Boccace (i3i3-i375), grand ami de Pétrarque, n'a pas fait moins que lui pour la cause de l'humanisme. Son œuvre latine, très considérable, comprend de touffus et doctes traités concernant la géographie, l'historiographie, la mythographie [De genealogia deorum), etc. On lui doit en langue toscane des poèmes {Teseide, Filostrato) et des romans (Filocopo^ Fiammetta) ; mais son chef-d'œuvre est le Décaméron, qui fonda la prose italienne, et qu'imitèrent, comme on sait, les conteurs français de la Renaissance.
A. Du Bellay citera leurs noms dans son dernier chapitre (v. plus loin, p. 331 sqq. ).
sentiroit plus propre à écrire en sa langue qu'en grec ou en latin, s'etudiast plus tost à se rendre immortel entre les siens, écrivant bien en son vulgaire, que mal écrivant * en ces deux autres langues, estre vil aux doctes pareillement et aux indocles '-. Mais s'il 5 s'en trouvoit encores quelques uns de ceux qui de simples paroles font tout leur art et science, en sorte que nommer la langue greque et latine, leur semble parler d'une langue divine, et parler de la vulgaire, nommer une langue inhumaine ^, incapable de toute 10 érudition : s'il s'en trouvoit de telz (dy je) qui voulussent faire des braves ^ et depriser toutes choses écrites en francoys, je leur demanderoy' voluntiers en ceste sorte : Que pensent doncq' faire ces reblanchisseurs de murailles ^ qui jour et nuyt se rompent la teste 15