‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 168 sur 449 · comices · texte numérisé non relu

comices

3. Paz (57, 62, 80), rats (61, 69, 73, 92), arts (75, 84, 97) — grenoilles (57-^, 80), grenouilles (69-75, 84, 97), grenouilles (92).

4. déesses (57-97) — Ceux la (57, 62, 80), ceux là (61, etc.). 6. ravi (97).

6. pespondit (61-97 sauf 80) — estoit (61-97 sauf 80) — Pensent ilz (57, 80), pensent ils (62), penseat-ilz (61), pensent-ils (69, etc.).

scripsît Batrachomyomachiam, allusit ad Ilomcricain Iliadcm, ranis ac muribus, rebusque ridiculis ac frivolis, dcorum, dearum, heroum splendida verba factaquc accommodans. . . Fingit priscam illam Roniam orbis reginam, et bujus praesidcm ac tutorem Romulum cum suis Quiritibus : somniat P. G. et augustissimum ordinem regnorum dominum, populum insuos ordines ac tribus distinctum, praetorum jus, tribunorum intercessioncm : somniat provincias, colonias, municipia etsocios urbis septicollis... »(Édit. de Leyde, 1703. I. col. 1017.)

1 . Ce petit poème héroï-comique, attribué souvent à Homère, n*est pas de lui. La tradition la plus suivie veut qu'il soit Tœuvre de Pigrès, frère de la fameuse Artémise, Fauteur probable du aiargitès, — La Batrachomyomachie avait été traduite en vers par Antoine Macault, secrétaire et valet de chambre ordinaire du roi François 1er : /,« grand combat des ratz et des grenouilles, translaté du grec d^ Homère en rime françoise ( Paris, Ghresticn Wechcl, 1510 ).

2. D'après Marty-Laveaux, du Bellay se souvient ici, d'ailleurs assez vaguement, d'un passage de la 22^ épltre de saint Jérôme : « Subito raptus in spiritu, ad tribunal judicis pcrtrahor... Interrogatus de conditione, chrisUanum me esse respondi. £t ille qui praesidebat : <( Mentiris, ait : ciccronianus es, non christianus : ubi « enim thésaurus tuus, ibi et cor tuum. » Illico obmutui, et inter verbera (nam caedi me jusserat) conscientiae magis igné torquebar, illum mecum versiculum reputans : « In inferno autem quis « confitebitur tibi ? » Glamare tamcn coepi, et ejulans dicere : M Miserere mei. Domine, miserere mei. » Haec vox inter flagella resonabat. Tandem ad praesidentis genua provoluti qui adstabant, precabantur, ut veniam tribueret adulescentiae et errori locum poeiùtentiaecommodaret, exacturusdeindecruciatum, si gentilium litterarum libros aliquando Icgisscm. Ego qui in tanto constrictus articulo vellem etiam majora promittere, dcjerare coepi et nomcn

donques, je ne dy égaler, mais aprocher seulement de ces aucteurs en leurs langues * ? recuillant de cet orateur et de ce poëte ores un nom, ores un verbe, ores un vers, et ores une sentence ' : comme si en la façon qu^on rebatist un vieil édifice, ilz s'attendoint ^ rendre par ces pierres ramassées à la ruynée

1. donq' (61, 69, 73, 84, 92), doncq' (75, 97) — aprocher (57, 62, 80), approcher (61, etc.).

2. aucteurs (57, 62, 80), auteurs (61, etc.)» autheurs (97) ^ recueillant (57-97 sauf 80).

3. cest (61-97 sauf 80) ^ poète (57, 62, 80), poëte (61, etc.).

6. façon {62) — rebatist (57, 62, 80), rebastit (61, 69, 73, 84-97), rebâtit (75).

6. tl s'attendoint (49, 80), iZ s'attendoient (57, 62), ilz s*attendoient (61), ils s'attendoient (69-75, 84), ils s'attendoyent (92, 97) — ramasseég (49), ramassées (57), ramassées (61-97) — ruynee (57, 80), ruinée (61, etc.).

ejus obtesfcans dicere : « Domine, si unquam habuero codiccs sae- « culares» si legero, te ncgavi. » In hacc sacramenti verba diniîssus. revertor ad supcros. » — Il est douteux que du Bellay ait connu directement le passage de saint Jérôme. 11 en doit plutôt la révélation à quelque humaniste. M. Delaruelle me signale une préface de Laurent Valla (au liv. IV des Élégances) qui fait longuement allusion à ce récit de saint Jérôme. En voici le début : « Scio ego nonnuUos, eorum praesertim qui sibi sanctiores et religiosiores videntur, ausuros meum institutum hoc laboremque reprehendcre. ut indignum christiano homine, ubi adhortor caeteros ad librorum secularium lectionem, quorum quod studiosior esset Hieronymus, caesum se flagellis ad tribunal Dei fuisse confiietur, accusatumque quod ciceronianus foret, non chrislianus : quasi non posset fidcli» esse et idem tullianus. Eoque spopondisse, et id diris exécra tionibus, libros seculares postea se non esse lecturum. » ( Édit. Simon de Colines, Paris, 1544, f 174 r». )

1. Cf. Peletier, op. cit. : «Quant a ceux qui totalement se vouent et adonnent a une langue peregrine ( j'entens peregrine pour le respect de la domestique), il me semble qu'il ne leur est possible d'atteindre a celle naïve perfection des anciens non plus qu'a Fart d'exprimer nature, quelque ressemblance qu'il i prétende. »

2. Ores... ores... = tantôt... tantôt... Archaïsme. Cf. p. 99, n. 4 et p. 132, n. i.

3. Espéraient. La construction de s'attendre avec l'inllnitif sans préposition ( à ou de), dont Littré ni Godefroy ne citent aucun exemple, se rencontre dans Bonav. des Périers, Cymb, mu/idi, dial. H : <( L'homme est bien fol, lequel s'attend avoir quelque cas décela qui n'est point. » (Edit. L. Lacour, I, 345.) On ne peut que

DE lA LANGUE FRANCOYSE

fabrique * de ces langues sa première grandeur et excellence. Mais vous ne serez ja 2 si bons massons (vous, qui estes si grands zélateurs ^ des langues greque et latine ) que leur puissiez rentire celle forme ^ que leurs ^ donnarent ^ premièrement ces bons et excellens architectes : et si vous espérez ( comme fist Ésculape des membres d'Hippolyte ^) que par ces fragmentz

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