‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 230 sur 449 · bruit (61-97 sauf · texte numérisé non relu

bruit (61-97 sauf

5 notre (57, 80) — voluntiers (57, 62, 80), volontiers (61, etc.).

6 deprisent (57, 62, 80), desprisent (61, etc.).

7. quils (62, 73-97 sauf 80) — Youldront (57, 62) — scay (57, 62, 75, 80), sçay (61, etc.).

8. scavaus (57, 62, 75, 80), sçavans (61, etc.) — rang (73, 75, 84-97).

de poème, c'eslasavolr la nouvelle satyre ? Mais les Italiens, gens d'esprit plus aigu, ont rejette les inventions estrangeres pour adhérer aux leurs propres : j'excepte la rime qu'ilz nous doivent, et la diverse condition aux autres, Donq puis que nous admirons les Sonnets, les Chans, les Triomphes de Pétrarque, ou nous ne pouvons dire qu'il ayt spécialement imité aucun auteur grec ny latin, pourquoy desperons nous d'en faire autant ou plusP » (Édit. de 1551, p. 58-60.)

1 . C'est-à-dire : pour soi seul. — Cette locution a son origine dans une anecdote que conte Cicéron, Brut, l, 486-487 : <( Id Ipsum est suinini oratoris summum oratorem populo videri. Quare tibicen Antigcnidas dixerit discipulo sane frigenti ad populum : Mihi cane et Musis, » Cf. Valère Maxime, Fact, et dict, memor. III, va, exl. 2 : « Antigenidas tibicen discipulo suo magni profectus, sed paruin féliciter populo se approbanti, cunctis audientibus, dixit : Mihi cane et Musis, » — J'ai rencontré la même locution dans^ l'épitre aus Lecteurs qui précède VIphigene dCEuripide traduite par Sibilet, œïivre qui vit le jour quelques mois après la Deffence ( nov. 4519) : « Si je ne suy leu et loué des poètes de la première douzaine, aussi n'ay-je pas écrit à cette intention : car j'écry aus Muses et a moy. »

2. Évidemment les marotiques, à commencer par Marot luimême. Cf. ci-dessus, p. 94, n. 4 et p. 479, n. 3.

3. Renom. — Cf. plus bas, II, xii, 329 : « Maintz bons espris de notre tcns, combien qu'ilz eussent ja acquis un bruyt non vulgaire entre les Latins, se sont neantmoins converliz à leur langue nialernelle. »

DE LA la:^gue francoysb

qui parlent bien francoys, et qui ont ( comme disoit Ciceron des anciens aucteurs romains) bon esprit, mais bien peu d'artifice*. Qu'on ne m'allègue point aussi que les poètes naissent *, car cela s'entend de ceste ardeur et allégresse^ d'esprit qui naturellement excite les poètes, et sans la quele toute doctrine leur seroit manque* et inutile. Certainement ce seroit chose trop facile, et pourtant contemptible ^, se faire éternel par renommée,

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