‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 231 sur 449 · renommée · texte numérisé non relu

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i. Du Bellay parle ici, non d'après Cicéron, comme on pourrait le croire, mais d'après Quintilien, InsL OraL X, i, 40 : « ... Cum se Cicero ab illis quoque vetustissimis auctoribus, ingeniosis qaidem, sed arte carentibus, piurimum fateaiur adjutum. » Si la phrase de Quintilien contient une allusion à quelque passage précis de l'orateur latin, ce passage se trouvait dans une œuvre aujourd'hui perdue.

2. Épigramme contre Sibilet qui dit dans son Art Poétique, I, III, f 6 V® : « Le premier point de l'invention se prend de la subtilité et sagacité de l'esprit : laquéle si Dieu a déniée à l'homme, pour néant se travaillera-il de dire ou faire en despit de Minerve : singulièrement en l'art de poésie, que Ion tient communément et bien se parfaire plus de nature que d'art, jouxte la vulgaire sentence qui dit : le poète naist, l'orateur se fait. » Cette « vulgaire sentence» (le latin dit: Fiant oralores, poetae nascuntur) ligure dans les Adages francoys de Jean Le Bon, Paris, Nie. Bonfons. s. d. (Bibl. Nat. — Rés. Z. 2G00). Cf. Le Roux de Lincy, Prov. franc., II, 146.

3. Le mot allégresse est pris ici dans le sens du latin alacritas : il exprime la vigueur et l'état allègre, c'est-à-dire léger et dispos, -d'un esprit sain et bien portant. On le trouve souvent chez Montaigne, employé de la môme manière (Person).

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