‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 243 sur 449 · V. plus haut, p. 78, n. i · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 78, n. i

3. Pitoyable = qui excite la pitié. Le sens le plus fréquent, même au wi* siècle, est : qui ressent de la pitié (v. Marty-Laveaux, Langue de la Pléiade, II, 55). — Comparez à la phrase de du Bellay cette phrase de La Bruyère, Oavr, de Vespr., 50 : « Est- il moins dans la nature de s'attendrir sur le pitoyable que d'éclater sur le ridicule ? »

4. L'élégie, comme l'épigramme, est chez nous une création de Marot et de ses disciples, c'est-à-dire un emprunt fait par eux aux anciens. Nous avons de Marot vingt-six élégies, où le poète chante sa passion pour une dame de la cour : l'esprit y tient plus de place que le sentiment.

5. Comme pour l'épigramme, du Bellay recommande l'élégie, pourvu qu'on la conçoive à la manière antique, entendez sur un ton plus relevé que Marot. Ici encore, ce me semble, U songe à Sibilet qui, discourant de l'élégie (II, vu, f«> 60 r*-v*), ose saluer en Marot un meilleur modèle qu'Ovide : « De sa nature, l'élégie est triste et flebUe, et traitte singulièrement lés passions amoureuses, lésquéles tu n'as guéres veues ny oyës vuides de pleurs et de tristesse... Or si tu requiers exemples d'élégies, propose toy pour formulaire celles d'Ovide escrittesensés trois livres d'Amours : ou mieas ly lés élégies de Marot : desquéles la bonne part représente tant vivement l'image d'Ovide, qu'il ne s'en faut que la parole du naturel. »

6. La mythologie, comme on sait, tient une grande place chez les élégiaques latins, et surtout chez Properce.

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non petit ornement de poësie *. Chante moy ces odes^^ incongnues encor' de la Muse francoyse ', d'un

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