eloingné de vulgaire (57, 6?) — mots (61-97 sauf
2. oysifz (57, 61, 80), oysifs (69, 97), oisifs (62, 73, 75, 84, 92).
1 . « Geste caution est contre le precept d'Horace, qui veult le poème estre tel que Thonneur d'iceluy soit acquis des choses et paroles prinses au mylieu de la communauté des hommes, tellement que tout lecteur et auditeur en pçnse bien povoir autant faire, et toutefois n'y puisse avenir. Tel (à la vérité ) qu*a esté Marot. Et toy au contraire, commandes de estranger la poésie, disant que ne escris sinon aux doctes : qui neantmoins sans ta singerie et devisée poésie entendent la greque et les vertus d'icelle *. » ( Q. H. ) — Voici le « précepte » d'Horace auquel Aneau fait allusion, EpisL ad Pis. 240-243 :
Ex noto fictum carmen sequar, ut aibi quivis Speret idem, audet znultum frustraque laboret, Ânsus idem : tantum séries juncturaque pollet ! Tantum de medio sumptis accedit honoris !
2. Au xvi« siècle, épithète (èittôsTov, epilhetum) était toujours masculin. Cf. plus bas, II, ix, 287 : « Quand aux epithetes, qui sont en notz poètes francoys la plus grand'part ou froids ou ocieux ou mal à propos, je veux que tu en uses de sorte, que sans eux ce que tu diras seroit beaucoup moindre. » De même Ronsard, dans son Art Poétique: «Tes epithetes seront recherchez pour signifier, et non pour remplir ton carme ou pour estre oiseux en ton vers. » (Édit. Blanchcmain, VII, 325.) Le mot est encore masculin dans Balzac et Vau gelas (Littré). L'Académie, qui le donne féminin en 1694, a soin d'ajouter : « Quelques-uns le font masculin. » — OisiJ = oiseux. Aujourd'hui, n«us distinguons ces deux termes. « En pariant des choses, oisi/ exprime qu'on n'en fait point usage ; oiseux, qu'elles ne servent à rien. » (Littré.) Lexvi* siècle entrevoyait cette distinction, puisque le Quiniil reproche à du Bellay (v. plus loin. p. 256, n. 7 ) de dire « epithetes non oysifz, pour [non] superfluzn. Mais la vérité, c'est qu'on trouve souvent alors oisif au sens d'oiseux. Ainsi, chez Rabelais (II, i) : « Ce ne sera chose inutile ne oysifve, veu que sommes de séjour, vous ramentcvoir la première source et origine dont nous est né le bon Pantagruel. ))(Édit. Marty-Laveaux, I, 219.) De même chez Ronsard, 2* préf. de la Franciade : « Tu dois davantage, Lecteur, illustrer ton œuvre... l'enrichissant d'epithetes significatifs et non oisifs. »
a. 1555 et 1556 dooneot : ieelles. J'écris icelU après Person.
ces*, et varié de toutes manières de couleurs et ornementz poétiques, non comme un Laissez la verde couleur. Amour avecques Psychés, combien est heureuse ', et autres telz ouvraiges, mieux dignes d'estre 6 nommez chansons vulgaires qu'odes ou vers lyriques '.
2. orneinenU (61, 69, 73), ornemens (57, 62, 75-97) — poétiques (57, 62, 80), poëiiques (61, etc.).