‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 251 sur 449 · sentencieuses (57, 62, 80), sententieuses (61, etc · texte numérisé non relu

sentencieuses (57, 62, 80), sententieuses (61, etc

plusieurs autres. Desquelles ( contre ton dire ) se peult enrichir noslre vulgaire : veu que en icelles, plus qu'en toutes autres escritures, sont traitées les choses et les affaires et les parolies et les noms, tant des personnes que des choses. Finalement tant nécessaires, que qui ne sait escrire une epistre ou une missive (car c'est tout un ) pour parler à un absent et luy communiquer son intention, en vain sait il poétiser des élégies. » (Q. H. )

1. Encore un latinisme : nisi voUbas, à moins que tu ne veuilles... — On retrouvera le môme tour dans la phrase suivante. Cf. aussi p. 158, n. 3 et p. 256, n. 2.

2. « Horace te a enseigné ( si tu as voulu ) que la poésie est comme la peinture. Or la peinture est pour plaire et resjouir, non pour contrister. Parquoy la triste elegie est une des moindres parties de poésie : et aussi la plus aisée, toute plate et plaignante, qui n*apprent rien qu'à plorer, et jouer le personnage des amoureux et amoureuses.

Des langoureux et langoureuses

Qui meurent le jour quinze fois'. » (Q. H.)

Pour ces sentiments du Qaintil à l'égard de l'élégie, cf. — outre l'avant-dernière note, passablement dédaigneuse, comme on a pu voir — la n. 1 de la p. 208.

3. Il s'agit des Pontiques, c'est-à-dire des épîtres envoyées de Pont à ses amis de Rome par Ovide en exil au pays des Gètes. La différence qui distingue les Pontiqaes du recueil d'élégies qu'on appelle les Tristes, c'est que ces plaintes s'adressent à des correspondants, au lieu que les Tristes n'ont pas de suscription. — Sibilet, dans son Art Poétique (II, vn, P* 59 v*» sqq.) avait déjà marqué l'étroite parenté de l'épître et de l'élégie : « La différence en est tant petite, qu'il t'y faut aviser de bien prés pour la discerner... Et si tu me dys que lés épistres d'Ovide sont vrayes épistres tristes et amoureuses, et toutesfois n'admettent le nom d'élégie, en ten que je n'exclu pas l'amour et ses passions de l'épistre... Pren donc l'élégie pour épistre amoureuse. »

4. Cf. Peletier, Art Poétique , II. vi, 67 : « Horace à écrit des epitres de grande estime : car il n'i an à pas une, qui ne soèt

Vaucelles, imprimour-libraire du Mans (1507-1578), auteur de poésies françaises parmi lesquelles il mentionne « une fort docte ëpitre do sa façon, discourant des louanges du Maine t (1539).

a. Cf. Marot, Épitre xxiv, coq-à-l'âne à Lyon Jamet (ëdit. P. Jannot, I, 186).

Autant te dy-je des satyres, que les François, je ne scay comment, ont apellées coqz à Tasne * : es quelz je te

1. François (62, 80), François (57, etc.) — icay (57, 62, 80), sçay <61, etc.).

2. apellées (57, 80), appellees (61, etc.) — coqz k l'asne (57, 80), coqs il Tasne (62), cocs à l'asne (61, etc.) — esqaelz (57, 61, 80), esquels (62, etc.).

d*anscigneinant e filosoflque. E qui voudra fcre profession d*epitres, il se fera bien repu ter an fesant comme il à fèt. »

1. Le coq-à-l'àne est ainsi défini par Claude de Boissière, auteur obscur d'un Art Poétique publié, d'après La Croix du Maine (réimpr. de 1772, I, 130), en 1554 : « Coq à Fasne ou bien satyre •est composition de propos non liez, couvertement reprenant les vices d'un cliacun. » (Cité par Littré, d*après La Curne.) — C'était au Moyen Age une locution proverbiale, que de dire d'un discours incohérent : « C'est bien sauté du cocq à l'asne. » ( Le Roux de Lincy, Prov. franc., I, 173.) « Proverbe, écrit Peleiier (II, VI, 69), tire du mauves conteur qui, an parlant de son coq, tout soudein s'avisoèt de son ane. » Cette locution n'est pas rare au XVI* siècle ( ainsi Calvin, d'après Littré : « Le cerveau lui voltige tellement que, sautant du coq à Vasne, il s'oublie en moins de quatre mots »), et nous l'employons encore aujourd'hui. — C'est «nsuite de ce proverbe que Marot a nommé coq-à-Vane de courtes pièces satiriques, affectant à dessein une forme incohérente pour voiler des allusions trop hardies. Nous avons de lui quatre coq-àl'àne (le premier, d'après Guiffrey, date de 1532, les autres de 1535 et 1530), et tous quatre adressés à son ami Lyon Jamet (édit. P. Jannet, 1, i8i, 221, 273, 279). Il termine ainsi sa première pièce :

Or, Lyon, puis qu'il t'a pieu veoir Mon epi$tre jusques icy, Je te supply m'oxcuser si Du coq à l'asne voys sautant.

Ces coq-à-l'âne eurent un grand succès, et Marot trouva des imitateurs. Sans parler des réponses de Lyon Jamet à Marot (v. redit, de Marot par Guiffrey. III, 2i4, 514, 692, 726), on cite des coq-à-l'âne de François La Salla, d'Eustorg de Beaulieu, de Claude Colet, etc. On en cite môme un de Pernette du Guillet (v. ses Rymes, réimpr. Scheuring, p. G4). — En distinguant, comme il le fait, non sans une âpre véhémence, la satire du coq-à-l'àne, du Bellay sans nul doute s'en prend à Sibilet, qui, ce semble, avait fait exprès de les confondre. Dans son Art Poétique, en effet, traitant du coq-à-l'âne ( II, ix, f* C4 v«-65 r"), il commençait par indiquer son caractère et ses mérites : « Sa matière sont lés vices de chacun, qui y sont repris librement parla suppression du nom

conseille aussi peu l'exercer, comme je te veux estre aliène * de mal dire ', si lu ne voulois ^, à Texemple des anciens, en vers héroïques * (c'est à dire de x à xi, et

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