heroyques (92), héroïques (97) — de dix à douze
de Tautheur. Sa plus grande élégance est sa plus grande absurdité de suite de propos, qui est augmentée par la ryme platte et lés vers de huit syllabes. » Puis, après avoir proclamé Marot « premier inventeur dés coqs à Tasne et premier en toutes sortes autheur d'iceus », il rapprochait ce genre de la satire latine : «A la vérité, lés satyres de Juvénal, Perse et Horace, sont coqs à Tasne latins : ou a mieus dire, lés coqs à Tasne de Marot sont pures satyres françoises. » Il y avait pour du Bellay, dans ce rapprochement, un véritable sacrilège. — Tout en critiquant notre auteur, le Qaintil n*a du moins pas commis la confusion de Sibilet : « Coqs à Tasne sont bien nommez par leur bon parrain Marot, qui nomma ^e premier, non coq à VosnCy mais epistre du coq à Vasne, le nom prins sur le commun proverbe françois, saulté du coq à Vasne, et le proverlx; sur les apologues. Lesquelles vulgaritez à nous propres tu ignores, pour les avoir desprisées, cerchant autrepart l'ombre, dond tu avois la chair. Et puys témérairement tu reprcns ce que tu ne sais. Parquoy, pour leurs propos ne s*entresuyvans, sont bien nommez du coq à Tasne telz énigmes satyrez, et non satyres. Car satyre est autre chose. Mais ils sont satyrez. non pour la forme de leur facture, mais pour la sentence redarguante ■ à la manière des satyres latines. Combien que telz propos du coq à l'asne peuvent bien estre adrécez à autres argumens que satyriques, comme les Absurda de Erasme **, la farce du Sourd et de T Aveugle % et l'Ambassade des Cornardz de Rouan *. »