Mal dire=z médire (maledicere
3. Nous avons déjà vu ce latinisme dans la phrase précédente (p. 217, n. i).
4. C'est le nom que portait alors le vers décasyllabe ( chez les anciens, il désignait l'hexamètre dactylique). On remarquera que pas une fois, dans la Deffence, il n'est question de l'alexandrin. — Lorsque Ronsard, en 1555, dans le premier livre des Hymnes,
a. C'eat-à-dire : le fond railleur, l'idéo critique.
b. Colloques d'Érasme, 'A?tpo<r8(dvu<Ta, sioe Absurda (ëdit. de Leyde, 1703, I, col. 884).
c. Mentionnée par Petit de JuIIeville {Rép. du th. eom. en Fr. au Moy. Age^ p. 313) parmi les pièces comiques dont le texte semble perdu.
d. Sur les Cornards, ou plutôt les Connards do Rouen, v. Petit de JuIIeville, Les eom. en Fr. au Moy. Age, chap. vu, p. 243 sqq.
non seulement de viiià ix *), soubz le nom de satyre, et non de cete inepte appellation de coq à l'asne 2, taxer'^
1. de huit à neuf (97) — soubs (61-75, 84), sou» (92, 97) — satire (62).
2. ce8te(61-97sauf80)— coqà l'asne (57,62, 80),coc à l'aine (61, etc.).
restaura le grand vers, il lui transporta délibérément la qualification réservée jusqu'alors au décasyllabe, et pour marquer son intention bien nettement, il fit suivre les titres des pièces écrite» en alexandrins de cette indication : vers héroïques, tandis qu*il mettait cette autre : vers communs, aux pièces écrites en décasyllabes. Cf. son Art Poétique (édit. Blanchemain, VII, 329 et 331).
1. Sous-en tendez syllabes. Le décasyllabe et Toctosyllabe ont, en elTet, onze et neuf syllabes, lorsque la rime est féminine. — Nous avons vu plus haut (p. 218, n. 1 ) qu'aux yeux de Sibilet, l'octosyllabe seul convient au coq-à-l'âne : et de fait, c'est dans ce mètre que sont écrits ceux de Marot. Du Bellay réclame pour la satire l'usage du décasyllabe.
2. Peletier, lui aussi, tout en concèdent que le coq-à-l'âne de Clément Marot est « vree espèce de satire », marquera le côté M vulgaire » de ce genre de poésie. Le passage est curieux et vaut d'être cité ( II, vi, 69 ) : « La satire et comme le fiel de l'hîstoere : car an ele ne se décrit que la vérité des vices. Il n'ét point ici besoin d'avertir ceus qui an écriront qu'iz n'eet point a usurper ce mot de coq a l'ane : car c'ét cherché trop loin son titre chez le populere : e ancores moins de l'ane au coq ni du coq a la geline, titres ridicules e ineptes, déquez se sont jouez tout un tans ne se quez rimeurs, qui ont fèt courir leurs moqueries a l'imitacion, ce leur sambloèt, de Clemant Marot, pansans qu'il ùt fèt un coq écrivant a un ane. Mes c'etoèt que son epitre sautoèt du coq an l'ane, einsi que même il dit an la première qu'il fit, c'ét a dire, de propos an autre. Proverbe tiré du mauves conteur qui, an parlant de son coq, tout soudein s'avisoèt de son ane. Mais c'ét trop d'une chose si vulguere. »
3. Critiquer, censurer (taxare) . Du Bellay écrira dans la 2' préface de votive (1550) : « Si quelques ungs directement ou indirectement (comme on dict) me vouloient taxer, non point avecquesla raison et modestie accoutumée en toutes honnestes controversies de lettres, mais seulement avecques une petite manière d'irrision et contournement de nez, je les adverty' qu'ilz n'attendent aulcune response de moy. » ( Édit. Marty-La veaux, I, 77.) — Vaugelas fait à propos de ce verbe la remarque suivante : (c Ce mot, employé par tant d'excellens autheurs anciens et modernes, pour dire blasmer, noter, reprendre, n'est plus receu aujourd'huy dans le beau langage. Il me sembloit fort significatif pour exprimer ce que btasmer et reprendre ne semblent dirç qu'à demy. L'équivoque de ce mot, usité dans le Palais et dans les finances, est, à mon avis, ce
modestement ^ les vices de ton tens, et pardonner ' aux noms des personnes vicieuses '. Tu#ias pour cecy Horace*, qui, selon QuintilianS tient le premier lieu entre les satyriques. Sonne® moy ces beaux sonnetz ',