‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 257 sur 449 · resonnante* (57, 62, 80), résonante (61, etc · texte numérisé non relu

resonnante* (57, 62, 80), résonante (61, etc

3. ecclogues (57, 62, 80), eclogues (61, 69), eglogues (73, etc.).

iindeviginti metrorura generibus. » — La forme grammarien est déjà dans Oresme (Littré). A partir de 1569, les éditions portent grammairiens. V. l'appareil critique.

i. Ces « modernes Italiens » sont les poètes de la première moitié du xvi* siècle qui, sous les auspices de Bembo, s'ingénièrent à reproduire, dans leurs sonnets et leurs canzones, les sentiments et les pensées, mais surtout la manière raffinée de Pétrarque, le cachet tout spécial de sa langue amoureuse. Du Bellay s'est beaucoup inspiré de cette école pélrarquiste, comme il s'en est vanté lui-même dans la 1" préface de l* Olive (1549) : « Vrayment je confesse avoir imité Pétrarque, et non luy seulement, mais aussi TArioste et d'autres modernes Italiens, pource qu'en l'argument que je traicte je n'en ay point trouvé do meilleurs. » (Édit. Marty-Laveaux, I, 69.) Sur ces imitations, qui sont parfois de vrais plagiats, cf. Vianey, les Sources italiennes de /'« Olive » (Màcon, Protat. 1901 ). — Quant à l'introduction du sonnet en France, on sait que l'honneur en revient à l'école de Marot. C'est du Bellay qui le constate dans la 2* préface dcVOlive (1550) : « Etant le sonnet d'italien devenu françois, comme je croy, par Mellin de Sainct Gelais. » (Édit. Marty-Laveaux, I, 72.) Saint-Gelays ne fut pas le seul à cultiver ce nouveau genre : on a des sonnets de Marot, de Peletier, de Scève, etc. L'originalité de la Pléiade — et de notre auteur avant tous les autres — fut de composer des recueils de sonnets se rattachant tous à la môme idée, roulant sur un sujet unique. Au surplus, pour toute cette question, v. mon Joachim du Bellay, p. 168-172.

2. Une /las te bien Jointe est un souvenir antique (Virgile, Bue. III, 25-26 : « Tibi flstula cera juncta fuit « ; — Ovide, Trist. V, x. 25 : « Pastor junctis pice cantat avenis » ). La flûte de Pan (aOptyE, fistala) était formée de chalumeaux d'inégale longueur, soudés entre eux par de la cire ou de la poix. — La métaphore de du Bellay provoque chez le Qaintil les réflexions suivantes, critique hargneuse de la nouvelle école, et surtout de Ronsard, auteur de.^ odes pindariques : « Quel langage est ce, chanter d'une musette et d'une fluste ? Tu nous as proposé le langage françois : puis tu fais des menestriers, tabourineurs et violeurs *. GomLne ton Ronsard trop et tresarrogammsnt se glorifle avoir amené la lyre greque et

a. Cest^irdire : tu fais de nous des menés triers...

l'exemple de Thëocrit et de Virgile, marines, à

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