‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 260 sur 449 · hendecasyllabled (84-97) — Catule (57-97 sauf · texte numérisé non relu

hendecasyllabled (84-97) — Catule (57-97 sauf

2. et omis (57, 62, 80) — Secund (75) —pourras (57-97 sauf 80).

i. Vers de onze syllabes (ëvSîxx -h duXXaSi^). Tel est ce vers de Catulle, Carm, xlu, i :

Adcsto, hendecaayllabi, quot estis.

Le Qaintil dit ici : « Je te deininle, législateur, les vers françois des chants royaux, balades, chapeletz, rondeaux, epistres, «legies, epigrammes, dixains et translations, sont ilz pas tous hendecasyllabes et décasyllabes, selon la dernière masculine ou féminine? Comment veux tu donq'que nous adoptions en nostre famille (pour avec toy parier jurisperitcment en françois) ceux qui nous sont naturelz et légitimes, et que les autres langues par aventure ont prins de nous ? C'est mal entendu le droit. »

2. Quoi qu'en dise Person, je ne crois pas qu'il soit question du Flamand Pierre de Ponte (1480-1529), l'aveugle de Bruges, dont les poésies latines, imprimées à Paris en 1507, n'ont pas eu de notoriété, miis de l'Italien Jean-Jovien Pontano (1426-1503), l'un des humanistes les plus en vogue de la Renaissance, comme le prouve le grand nombre d'éditions données de ses œuvres de 1490 à 1540 (v. Brunet, Mon. da Libr., IV, col. 808 sqq. ). Ses poésies latines, publiées chez Aide à Venise ( lr« partie. 1505, réimpr. 1513 et 1533; 2* partie, 1518), comprennent, outre un poème astronomique ( Urania, sive de stellis librl V) et divers opuscules, comme le poème des Météores, des Amours, des Tombeaux, des Églogues, etc. Le volume de 1505 contient deux livres d'Hendàcasyllabes (Bibl. Nat. — -Rés. pV. 973). — Du Bellay a traduit en vers (1558) des fragments de ÏUranie et des Météores (édit. Marty- Laveaux, I, 445, 446, 417. 448, 459, 464).

3. Jean Second, Joarmes Secundus, de son vrai nom Jean Everaerts, est un poète néo-latin, qui naquit à La Haye le 10 nov. 1511 et mourut à Tournai le 8 oct. 1536. Ses poésies complètes furent publiées pour la première fois après sa mort, sous ce titre : loannis Secundi Hagiensis opéra, nunc primum in lucem édita, Utrccht. Borculous, 1541, pet. in-8 (Bibl. Nat. -^ Y«. 9470). EUes comprennent iroisiiYTesd' Élégies, un livre de Chants Junèbr es, un livre û*Épigrammes, un livre de Baisers, deux livres d'Épitres, un livre •diodes, un livre de Sylves. La partie la plus célèbre de cette œuvre, c'est évidemment les 19 Baisers, Ces petits poèmes erotiques, dont Forigine est dans Catulle {Carm. y et vu), ont eu pendant le wi* siècle une vogue incroyable : il en est sorti toute une littérature. Ronsard, dès le début (1550), en a fait des imitations (édit. Blanchemain, II, 141, 145, 160. 389, 419, 431, 486), et l'on trouve aussi des baisers chez dnhcWaiy, Baïf, Belleau, Magny, Tahureau,Grévin, etc.

si non en quantité, pour le moins en nombre de syllabes *. Quand aux comédies et tragédies, si les roys et les republiques • les vouloint restituer en leur ancienne dignité, qu'ont usurpée les farces et moralitez*\

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