‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 267 sur 449 · Un jour. Cf. ci-dessus, p. 100, n · texte numérisé non relu

Un jour. Cf. ci-dessus, p. 100, n

2. Trésors ( thésaurus, ÔTjaaupdc). Cf. plus bas. Conclusion, p. 340 : « Pillez moy sans conscience les sacrez thesors de ce temple delphique. »

Encependant, au thesor de cos rives Je pilleray ces emeraudos vives.

OlivCj s. LZXXVII.

La iorme populaire trésor remonte aux origines de la langue — et se rencontre aussi d'aiUeurs chez les poètes de la Pléiade. Ainsi du Bellay :

Porle des perles la plus clere, Des thresort le plus beau thresor.

Louange de la France^ trad. d'une canzone d'Annibal Caro (Édit. Marty-La veaux, I, tV2.)

Quant à thésor, c'est une forme savante, créée, ce semble, pour rapprocher le mot de son origine grecque (cf. thésauriser). R. Estienne, Dict. Jr.-lat, (2* édit., 1549) : « Un thresor, alii thesor, thésaurus. Interponitur r. »

3. C'est ici le point de départ de cette idée qui deviendra pour les classiques une idée fixe : c'est à savoir que l'épopée est le poème par excellence, et que sans épopée une littérature est toujours inférieure. — Cf. Peletier (II, viii, 73): « L'euvre héroïque et celui qui donne le pris e le vrei titre de poète. E si et de tel conte e de tel honneur, qu'une langue n'ét pour passer an célébrité vers les siècles, sinon qu'ele et tretè le sugct héroïque, qui sont les guerres. Nous dirons donq les autres g'anres d'ecriz être les rivières e ruisseaus, e l'héroïque être comme une mer, einçoes une forme e image d'univers : d'autant qu'il n'ét matière, tant soèt ele ardue, précieuse, ou excelante an la nature des choses, qui ne s'i puisse aporter, e qui n'i puisse antrer. » — Cf. aussi Ronsard, 2« préface de la Franciade (111, 29).

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