‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 283 sur 449 · allechements (61-75, 84), allechemens · texte numérisé non relu

allechements (61-75, 84), allechemens

par Plutarque, Alex, xv, 3. C'est Cicéron que du Bellay traduit ici : « Quam multos scriptorcs rerum suarum magnus ille Aiexander secum habuisse dicitur I Atque is tamen, cum in Sigeo ad Achillis tumulum adstitisset : « fortunate, inquit, adulescens, « qui tuae virtuiis Homerum praeconem inveneris I »

1 . Du Bellay continue de traduire Cicéron : « Et vere : nam nisi llias illa exstitissei, idem tumulus, qui corpus ejus contexerat, nomen etiam obruisset. »

2. Ce qu'avient =z ce qui advient. Rapprocher : « ce que m'en semble » (p. 125), « ce que nous semble » (p. 173), (f ce que me semble » (p. 188). Nous lirons encore plus loin, II, xi, 298: « Je ne demeureray longuement en ce que s'ensuit. » Sur que pronom sujet et sa fréquence au xvi* siècle, v. Huguet, Synt de Rab., p. 116 sqq.

3. Allusion aux travaux géants admirés des anciens comme les merveilles du monde (tombeau de Mausole, colosse de Rhodes, pyramides d'Egypte, etc.). L'idée que ces grands monuments, sujets du temps et des saisons, n'ont pas la durée des écrits, est un lieu commun poétique. V. notamment Horace, Carm. III, xxx.

A. C'est-à-dire : qui coûtent fort cher et dont l'entretien exige des soins perpétuels. — Pour le sens de sollicitude, cf. ci -dessus, p. 210, n. 2.

5. Les allechementz de Venus = les plaisirs de l'amour. — Le mot allèchement (dérivé d* allécher = attirer par quelque appât), se trouve déjà dans Bersuire : « Les alechemens et les irritemens que faisoient li tribun por celé foie largicion. » ( Godefroy, Complément.) Il est fréquent au xvi« siècle. Amyot, traduisant Plutarque {Comment il fault lire les poètes), veut qu'on fasse en-

gueule* et les ocieuses plumes ^ ont chassé d'entre les hommes tout désir de Fimmortalité ^ : mais encores est ce chose plus indigne, que ceux qui d'ignorance et toutes espèces de vices font leur plus grande gloire, se moquent de ceux qui en ce tant louable labeur poétique employent les heures que les autres consument aux jeuz, aux baings, aux banquez, et autres telz menuz

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