‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 285 sur 449 · esté (61-97 sanf · texte numérisé non relu

esté (61-97 sanf

3. dit (57, 80, 97), dict (61, etc.) — soyes (57, 62, 80), sois (61. etc.) — despourveu (92, 97).

\ . Du'BelIay revient sur la même idée dans la 2* préface de VOlive (1550) : « Quand à ceux qui blasmenten moy cet étude poétique, comme totalement inutile, s'ilz veulent combatre contre la poésie, elle a des armes pour se dcfTendre : s'ilz plaignent Tempeschement de ma promotion, je les remercie de leur bonne volunté. Ceux qui ayment le jeu. les banquetz et aultres menuz plaisirs, qu'ilz y passent et le jour et la nuict, si bon leur semble. Quand à moy, n'ayant aultre passe temps de plus grand plaisir, je donneray vouluntiers quelques heures à la poésie. » (Édit. Marty- Laveaux, 1, 78.) Il y revient encore dans la préface des Jeux Rustiques (1558): «Reçoy donques ce. présent tel qu'il est, de la mesme volonté que je te le présente : employant les mesmes heures à la lecture d'iceluy que celles que j'ay employées à la composition : c'est le temps qu'on donne ordinairement au jeu, aux spectacles, aux banquetz, et autres telles voluptez de plus grands fraiz et bien souvent de moindre plaisir, pour le moins de récréation moins boneste et moins digne d'un esprit libéralement institué. » (Même édit., II, 290. ) On notera d'ailleurs qu'en développant cette idée, du Bellay s'inspire de Cicéron, Pro Arch. vi, 13 : « Quis tandem mereprebendat aut quismihi jure succenseat, si, quantum ccteris ad suas res obeundas, quantum ad festos dies ludorum celebrandos, quantum ad alias voluptates et ad ipsam requiem animi et corporis conceditur temporum. quantum alii tribuunt tempes tivis convivlis. quantum denique alveolo, quantum pilae, tantum mihi egomet ad haec studia rccolenda sumpsero P »

2. Nous disons aujourd'hui : « ne pas laisser de ». On le disait dès le XVI* siècle (v. Littré). mais on pouvait aussi employer à pour de. Marot, Épître xliii :

Car, quoy que né do Paris je ne sois, Point je ne laisse à estre bon Françoys.

(Édit. P. Jannet, I. 231.)

Amyot, Dion : « Ce nonobstant Dionysius ne laissa point pour cela à faire autant d'honneur à Dion et à se fier autant en luy comme il faisoit auparavant. » (Édit. orig., 1559, II. f> 670 y.) Cf. encore une phrase de Sibilet citée p. 263, n. 5.

à ceux, qui tout ainsi qu'îlz ne font choses louables, aussi ne font ilz cas d*estre louez *. Espère le fruict de ton labeur de l'incorruptible • et non envieuse postérité : c'est la gloire, seule échelle par les degrez de la quele les mortelz d'un pié léger montent au ciel et se font compaignons des dieux ^.

Page 1