‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 307 sur 449 · trouverras (57, 62, 80), trouveras (61, etc · texte numérisé non relu

trouverras (57, 62, 80), trouveras (61, etc

3. pratticiens (61, 69) — faict (62) — anuyter (57, 80), anoiter (62 axniicter (61, etc.) — faire nuyt (57, 80), feire nuit (62), faire nuict (61, etc.).

d'autres. £ principalemant seront bien apliquèz, quand nous ferons parler quelque personnage du viens tans françoes. E pansons qu'il n'ét mot si rude, qui ne trouve sa place, si nous prenons l'avis de le bien coloquer. » — Sans donner d'exemple précis, Ronsard formule le même conseil d'une manière générale. Il dit en son Art Poétique : « Tu ne desdaigneras les vieux mots françois, d'autant que je les estime tousjours en vigueur, quoy qu'on die. » (Édit. Blanchemain, VII, 335.) Il dit encore dans la 2« préface de la Franciade : « Outre, je t'adverti de ne faire conscience de remettre en usage les antiques vocables. » (Même édit., III, 32.) — Sur les archaïsmes de la Pléiade, cf. Marty-Laveaux, Langue de la Pléiade, I, 210-351, et Brunot, Langue au x\i* siècle, p. 794-799.

1. Cf. Ronsard, Art Poétique : « Tu ne rejetteras point les vieux mots de nos romans, ains les choisiras avecques meure et prudente élection. » (Édit. Blanchemain, VU, 320.) Dans la 2* préface de la Franciade, il semble regretter l'absence d'un lexique des vieux mots : « Encore vaudr oit-il mieux, comme un bon bourgeois ou citoyen, rechercher et faire un lexicon des vieils mots d'Artus, Lancelot et Gauvain, ou commenter le Romani de la Rose, que s'amuser à je ne sçay quelle grammaire latine qui a passé son temps. » (Même édit., III, 36.)

2. Dans l'ancien français, ajourner a deux sens : i*» faire jour ; ^ assigner en justice à jour dit. C'est le second uniquement « que les praticiens [les gens de loi] se sont fait propre )>. — Littré, qui cite un grand nombre d'exemples de ce verbe du xi* au xv* siècle, ne donne pour le xvi* qu'un double exemple de du Bellay, la phrase de la Deffence, et celle-ci, empruntée à la Complainte du désespéré (1552) :

D'une entre-suyvante fayte Il adjoume, et pais annuyte.

(Édit. MartyLaveanz, II, 7.)

Nicot écrit dans son Thresor (1606) : « Il se commence à adiourner, c'est à dire devenir jour, diescit, lucessit. »

3. Fréquent dans la vieille langue (v. Littré et Godefrot), le verbe anuiter ne s'emploie plus qu'au sens réfléchi (s'anuiter = se laisser surprendre en route par la nuit). On a vu par la note

assener^ pour Jrapper ou on visoit, et proprement d'un coup de main, isnel ^ pour léger, et mil' autres bons motz, que nous avons perduz par notre négligence'. Ne doute point que le modéré usaige de telz vocables ne donne grande majesté tant au vers comme. à la

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