‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 310 sur 449 · Grecs (61-97 laaf 80) - cest (61-97 lauf · texte numérisé non relu

Grecs (61-97 laaf 80) - cest (61-97 lauf

i. Orthographe conforme à l'étymologie rhyihmus (pv6(i^c) : rime est la forme populaire et rythme la forme savante. — Pour l'orthographe quand à, y. ci-dessus, p. 54, n. 1«

2. Cf. Peletier (II, i, 54-55) : « J'è tousjours etè d'avis que la rime des vers doèt être exquise e, comme nous disons, riche. Car si on m'alegue la sugecion que c*ét que d'i être si consciancieus, on ne sauroèt par cela gagner autre chose, sinon qu'on veut chercher un subterfuge de labeur. Si on me dit que les rimes riches sont trop rares, e qu'eles ampeschet l'execucion d'un bon propos ou d'une bêle manière de parler, je pourroé repondre que les bêles locudons aussi sont rares, e que si pour contreinte de la rime il ne.vient a propos de les pouvoèr mètre a une fin de vers, il les làut mètre au milieu, les changer, les ruminer, aviser si nous pouvons user de transposicion de moz, ou si nous avons le moyen d'an user autremant ou autremant... An poésie il £iut fère tous les deus, e bien dire, e bien rimer. Car si la rime sert au plesir de l'oreilhe, certes plus ele sera exacte, e plus de contantemant ele donnera. » dlette théorie de la rime riche, que n'eût pas désavouée Banville, est à coup sûr très remarquable. — Moins rigoureux que Peletier» Ronsard demande que la rime soit tt resonnante et d'un son entier et parfait », mais il ijoute : « Toutesfois, tu seras plus soigneux de la belle invention et des mots que de la ryme, laquelle vient assez aisément d'elle-mesme, après quelque peu d'exercice et labeur. » ( Art Poétique, édit. Blanchemain, VII, 326. )

3. Même idée chez Peletier qui, recevant la rime « pour une formele beauté de poésie », puisqu'elle rapproche la poésie du chant, la déclare « assez dine de suplir les mesures des vers gréz e latins, fez de certeln nombre de piez que nous n'avons point an notre langue » (II, i, 54).

usaige de piez comme eux, si est ce que * nous avons un certain nombre ' de syllabes en chacun genre ^ de poëme, par les quelles, comme par chesnons, le vers francois lié et enchaîné est [Contraint de se rendre en cete étroite prison de rythme *, soubz la garde le plus souvent d'une couppe féminine, fâcheux et rude geôlier et incongnu des autres vulgaires ^ Quand je dy que la

1. usaige (57, 62, 80), usage (61, etc.) — piez (57, 62, 80), piedz (61), pieds (69, etc.) — si est ce que (57, 62, 80), si est-ce que (61, etc.). . 3. poème (57, 62, 80), poëme (61, etc.) — les quelles (57, 62, 80), lesquelles (61, etc.) — chesnons (57,62, 80), chaînons (61, etc.), chaisnons

4. francois (62), francoys (80), francois (57, etc.) — enchaisné (97;.

5. ceste estroite prison (61-97 sauf 80) — rithm€(97)— soubz (57, 80), Boubs (61-75), sous (84-97).

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