‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 315 sur 449 · rythmer (92), rimer · texte numérisé non relu

rythmer (92), rimer

e. à fait (49, 57), a faict (62, 84, 92) - endroict (62, 84, 92) — de nostre temps (61-97 sauf 80).

1. Pour cet emploi de qui dans le sens de si Von, très fréquent au xYi* siècle, v. Benoist, Sy ni. franc., p. 103; Huguet, Synt. de Rab,, p. 135.

2. C'est ce que nous nommons aujourd'hui des vers blancs, ce que les Italiens nomment versi sciolii. Il en est déjà question dans Sibilet (II, X.V, f* 74 v^-TS r^) pour qui c'est « chose autant estrange en nostre poésie françoise, comme seroit en la gréque et latine lire dés vers sans observation de syllabes longues et brèves, c'est a dire sans la quantité dés temps, qui soutiennent la modulation et musique du carme en ces deus langues, tout ainsy que fait en la notre la ryme ». Sibilet observe que Bonav. des Périers est chez nous le seul poète qui ait risqué des vers sans rime ( traduction en octosyllabes delà 1" satire d'Horace, « des mal contens » — édit. L. Lacour, I, 97). Avant des Périers, Pétrarque en avait fait, mais en sextines : « Si tu veus faire dés vers non ryméz, igoute Sibilet, et t'aider de l'exemple de Pétrarque, fay lés en sestines comme luy. Car l'authorité de Bonaventure dés Périers seroit basse pour faire trouver hors sestine bons ces vers, qui sans ryme demeurent autant froys, comme un corps sans sang et sans ame. »

3. V. dans les œuvres de Pétrarque ses neuf sextines, édit. G. Mestica, Florence, Barbera, 1896, p. 23, 51, 96, 125, 215, 306, 330, 333, 468. U faut y joindre la canzone Verdi panni, p. 48.

4. Le poète italien Luigi Alamanni (1495-1556), exilé de Florence pour raison politique, trouva un refuge à la cour de France, où il vivait encore en 1549. Il dédia ses œuvres à François I*' ( Opère toscane di Luigi Alamanni al Chrislianissimo Rè Francesco primo, Lyon, Séb. Gryphe, 2 vol., 1532-1533). — Sur Alamanni, consulter la thèse de M. Henri Hauvette, Un exilé florentin à la cour de France au xvi* siècle : Luigi Alamanni ( 1^95-1556). Sa vie

plaisante Agriculture *. Mais tout ainsi que les peintre^ et statuaires mettent plus grand' industrie à faire jbeaux et bien proportionnez les corps qui sont nuds, que les autres : aussi faudroit-il bien que ces vers non rymez feussent bien charnuz et nerveuz, afin de compenser par ce moyen le default de la rythme ^ Je n'ignore point que quelques uns ont fait une division

5. rythmez (92), rimez (97) ~ feussent (57, 62, 80), fussent (61, etc.).

— charnus (84-97) — nerveuz (57, 62, 80), nerveux (61, «te.) — afin (57, 62, 80), à fin (61, etc.).

6. moien (61, 69-75) — default (57, 62, 80), défaut (W; etc.) — ryme (61, 69), rithme (97).

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